Home MondeLa Chine n’est pas autorisée à célébrer le Nouvel An ! Un grand nombre de policiers ont bloqué la rue avec la statue en bronze de Sun Yat-sen et la scène s’est transformée en “ville fantôme” | Focus politique-Taibao TaiSounds

La Chine n’est pas autorisée à célébrer le Nouvel An ! Un grand nombre de policiers ont bloqué la rue avec la statue en bronze de Sun Yat-sen et la scène s’est transformée en “ville fantôme” | Focus politique-Taibao TaiSounds

by Clara Dubois

Publié le 1er janvier 2026 à 03:31:00. Le passage à la nouvelle année 2026 a été marqué par des mesures de sécurité exceptionnelles et des restrictions de rassemblement dans plusieurs villes chinoises, suscitant des réactions contrastées sur les réseaux sociaux.

  • Des déploiements massifs de police ont été observés dans des villes comme Nanjing, Xi’an et Hangzhou.
  • Dans certaines villes, les lieux emblématiques ont été bouclés et les illuminations de Nouvel An annulées.
  • Le compte X « Le professeur Li n’est pas votre professeur » a largement diffusé des images témoignant de cette atmosphère inhabituelle.

Contrairement aux célébrations festives observées dans de nombreuses autres parties du monde, plusieurs villes chinoises ont connu un Nouvel An 2026 sous haute surveillance. Des restrictions de rassemblement public ont été imposées et un nombre important de policiers a été déployé pour assurer la sécurité, créant une ambiance inhabituelle et suscitant des interrogations.

À Nanjing, la statue en bronze de Sun Yat-sen, un monument emblématique de la place Xinjiekou, a été encerclée par les forces de l’ordre la veille du Nouvel An, empêchant l’accès au public. Les raisons de cette mesure restent floues. À Xi’an, les rues étaient désertes, les lumières du clocher éteintes et les routes bloquées, transformant la ville en un espace fantomatique. Des scènes similaires ont été rapportées à Hangzhou, où les autorités ont fermé des routes et bloqué le pont Longxiang du métro pour empêcher les célébrations.

Le compte X « Le professeur Li n’est pas votre professeur » (@whyyoutouzhele) a partagé de nombreuses photographies et vidéos illustrant cette situation, notamment à Nanjing, Hangzhou et Xi’an. Ces publications ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, alimentant un débat en ligne.

Les internautes ont exprimé leur surprise et leur inquiétude face à ces mesures. Certains ont ironisé sur l’atmosphère morose, la comparant à celle d’un cimetière :

« Ce n’est pas un réveillon du Nouvel An, mais plutôt un cimetière. »

. D’autres ont exprimé des craintes quant à une possible répression :

« Ils ont peur que quelqu’un se rassemble en foule pour se rebeller. »

. Des commentaires plus critiques ont également émergé, dénonçant l’autoritarisme du Parti communiste chinois (PCC) :

« Notre parti est tellement arrogant chaque jour, alors un jour nous ferons mourir de peur. »

et

« Les clochers et les tambours sont si pâles le soir du Nouvel An ? Le PCC ne peut-il pas survivre ? »

. Certains ont même fait un parallèle avec la Révolution culturelle :

« Les signes de la Révolution culturelle deviennent de plus en plus évidents. »

Il est important de noter que la situation n’était pas uniforme dans tout le pays. Dans d’autres villes comme Chongqing, Chengdu et Tianjin, les célébrations du Nouvel An se sont déroulées normalement, avec des rues animées et une forte affluence. Des images de la Grande Muraille de Juyongguan à Pékin, où les Chinois célébraient le Nouvel An, ont été diffusées par Reuters. Reuters

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