Publié le 18 janvier 2024 à 16h33. Le roi de l’horreur Stephen King a révélé son film comique préféré : il s’agit de « Un jour sans fin », actuellement disponible sur Netflix, une œuvre qu’il considère essentielle, même pour l’écriture de son roman le plus acclamé.
- Stephen King considère « Un jour sans fin » comme l’une des comédies les plus drôles disponibles en streaming sur Netflix.
- Le film de Harold Ramis a influencé l’écriture de son roman « 22/11/63 ».
- King apprécie l’humour noir et le sens de l’autodérision, des qualités qu’il retrouve dans ce film.
Stephen King est mondialement reconnu pour ses romans d’horreur, mais son œuvre est souvent imprégnée d’un humour macabre subtil. L’auteur, qui n’hésite pas à partager ses réflexions sur les réseaux sociaux, a récemment dévoilé son film comique préféré : « Un jour sans fin » (Groundhog Day), réalisé par Harold Ramis en 1993. Le film est actuellement accessible sur la plateforme de streaming Netflix, à quelques semaines du 2 février.
Pour King, l’humour est une composante essentielle de la vie, et il l’a utilisé comme un moyen de surmonter des épreuves personnelles, notamment ses luttes contre la toxicomanie et un grave accident de la route survenu en 1999. Il admire les œuvres de Mary Shelley, Bram Stoker, Ray Bradbury, H.P. Lovecraft et Ira Levin, mais son penchant pour la légèreté transparaît dans sa liste de films préférés, qui comprend notamment « Sorcerer » et « Le Parrain, deuxième partie », mais aussi des œuvres plus légères.
« Un jour sans fin » n’est pas une simple comédie. Bill Murray y incarne Phil Connors, un météorologue cynique contraint de couvrir chaque année la sortie de la marmotte Phil à Punxsutawney, en Pennsylvanie. Lorsqu’il se retrouve piégé dans une boucle temporelle, il traverse toute la gamme des émotions, de la débauche au désespoir, avant de réaliser qu’il doit s’améliorer pour briser le sort. King y voit une œuvre profonde, presque philosophique, qui aborde des thèmes existentiels avec humour et sensibilité.
L’influence de ce film sur l’œuvre de King est particulièrement notable dans son roman « 22/11/63 ». Selon l’auteur, ce roman tentaculaire sur un professeur qui voyage dans le temps jusqu’en 1958 est, en quelque sorte, sa propre version du « Jour de la marmotte ». Bien que moins ouvertement comique, le roman explore des thèmes similaires de répétition, de rédemption et de la possibilité de changer le cours du destin. King regrette que l’adaptation télévisée de son roman soit loin de la qualité de l’œuvre originale.
King n’a pas encore partagé en détail son analyse du film de Ramis, mais il est clair que « Un jour sans fin » a marqué son esprit et a contribué à façonner sa vision du monde. Il a su y trouver une source d’inspiration et un rappel que même dans les situations les plus désespérées, il est toujours possible de trouver l’humour et de devenir une meilleure personne.
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