Publié le 3 janvier 2024 à 08h02. Face à une désinformation grandissante sur les vaccins, le Dr Maximiliano Núñez Fariña, directeur de la Région Sanitaire 1 de Bahía Blanca, alerte sur le retour de maladies évitables et l’importance cruciale de la vaccination pour la santé publique.
- Le Dr Núñez Fariña dénonce une remise en question de l’efficacité des vaccins, alimentée par des croyances infondées et une désinformation active.
- Des maladies autrefois éradiquées, comme la rougeole et la coqueluche, réapparaissent en Argentine, avec des conséquences graves pour les plus vulnérables.
- La loi argentine rend la vaccination obligatoire et la gratuite, soulignant la priorité accordée à la santé collective.
Dans un contexte de propagation rapide de fausses informations sur les réseaux sociaux, la question de savoir à qui faire confiance en matière de vaccins devient de plus en plus pressante. C’est la question la plus honnête que l’on puisse se poser aujourd’hui, mais aussi la plus dangereuse pour la santé publique, selon le Dr Maximiliano Núñez Fariña.
« Ce n’est plus un simple avertissement, cela se traduit par des décès, des lésions cérébrales et des invalidités permanentes qui pèsent injustement sur les plus vulnérables », a-t-il déclaré. Il souligne que la vaccination ne protège pas seulement l’individu, mais l’ensemble de la communauté.
Le directeur de la Région Sanitaire 1 déplore que, malgré les progrès de la science et de la médecine, la santé publique doive encore défendre l’importance des vaccins. Il constate une résurgence de croyances infondées qui supplantent les preuves scientifiques, alors que des organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réussi à éradiquer des maladies dévastatrices grâce à la vaccination.
« Il semble incroyable qu’à ce stade de l’évolution sociale et scientifique, la santé publique gaspille de l’énergie à défendre l’avantage et l’obligation incontournable des vaccins », insiste-t-il. Il explique que les taux de vaccination en Argentine diminuent d’année en année, malgré l’existence d’un système de santé mondial basé sur la science et soutenu par des décennies de recherche.
Le Dr Núñez Fariña reconnaît qu’il y a toujours eu des opposants à la vaccination, mais leur nombre est faible comparé à la communauté scientifique. Il met en garde contre les tactiques de désinformation, notamment celle qui consiste à se concentrer uniquement sur les effets indésirables potentiels des vaccins, tout en ignorant les risques bien plus importants liés aux maladies qu’ils préviennent.
« Dans la tactique de distraction, ceux qui tentent d’imposer un changement dans le paradigme de la santé se concentrent uniquement sur de prétendus effets indésirables graves. »
Dr Maximiliano Núñez Fariña, directeur de la Région Sanitaire 1
Il rappelle que les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires mineurs, tels que de la fièvre ou des douleurs, mais que ces effets sont rares et largement décrits. Ils sont, en tout cas, incomparablement moins graves que les conséquences potentielles des maladies qu’ils préviennent, comme la méningite, l’encéphalite et la pneumonie.
« La science est transparente : les vaccins peuvent générer des effets indésirables, comme de la fièvre ou éventuellement des douleurs, pour ne citer que quelques exemples. Ces effets sont largement décrits et sont rares », décrit-il. « Cependant, ils sont infiniment inférieurs au risque réel de subir les conséquences dévastatrices de la maladie que le vaccin prévient, par exemple la méningite, l’encéphalite et la pneumonie, qui peuvent être mortelles ou laisser des conséquences importantes. »
Le Dr Núñez Fariña souligne que la confiance dans la science est essentielle dans de nombreux aspects de la vie quotidienne, de la conduite automobile à l’utilisation de médicaments. Il s’interroge sur la logique d’abandonner les preuves scientifiques en matière de santé, alors qu’elles ont permis de sauver des millions de vies.
« Science ou croyance ? Si je devais répondre, je demanderais à l’interlocuteur : où placez-vous votre confiance au quotidien ? Notez que chaque jour vous le faites par rapport à la science. »
Dr Maximiliano Núñez Fariña, directeur de la Région Sanitaire 1
Il rappelle également que la loi argentine (n° 27.491) rend la vaccination obligatoire et gratuite, affirmant ainsi la priorité accordée à la santé collective. « La loi sur la santé est la voix de la communauté et cette voix ne négocie pas le bien-être collectif », insiste-t-il.
Enfin, le Dr Núñez Fariña appelle à la vigilance et à la responsabilité individuelle, encourageant chacun à vérifier ses antécédents vaccinaux et ceux de ses proches. Il souligne que la désinformation ne doit pas être un complice de la maladie et que la seule réponse valable à un problème de santé grave est la science.
Pour se faire vacciner à Bahía Blanca, plusieurs options sont disponibles :
- Centres Municipaux de Santé (CAPS) : Matin et du lundi au vendredi. Les horaires exacts et les jours de vaccination sont disponibles sur le site de la municipalité : bahia.gob.ar/salud/centrosvacunatorios/.
- Pharmacie Mutuelle de l’Association Médicale de Bahía Blanca (AMBB) : Gorriti 770, du lundi au vendredi de 15h à 19h. Toutes les doses du calendrier national sont administrées gratuitement.