La demande mondiale de pétrole a connu une forte hausse en octobre, portée par un rebond significatif en Inde, malgré un ralentissement en Chine. Cette augmentation de la demande, combinée à une offre en hausse, pourrait signaler une surabondance du marché, exerçant une pression à la baisse sur les prix.
Selon les dernières données de la Joint Organizations Data Initiative (JODI), l’organisation intergouvernementale qui collecte et diffuse des statistiques énergétiques, la demande mondiale de pétrole a progressé de 677 000 barils par jour (b/j) en octobre par rapport à septembre. En comparaison avec octobre de l’année précédente, l’augmentation atteint 2,4 millions de b/j.
L’Inde, troisième importateur mondial de brut après la Chine et les États-Unis, a été le principal moteur de cette croissance. La demande totale de produits pétroliers a bondi de 201 000 b/j en octobre, après la fin de la saison de mousson (de juin à septembre) qui avait freiné l’activité économique et, par conséquent, la consommation de carburant. Les voyages de vacances en octobre ont contribué à ce redressement saisonnier.
À l’inverse, la Chine a enregistré une baisse de sa demande totale de produits pétroliers de 150 000 b/j en octobre par rapport au mois précédent, ainsi qu’une diminution de ses importations de pétrole brut de 28 000 b/j. Ce ralentissement est attribué à la popularité croissante des véhicules électriques et des camions fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL), qui réduisent la demande en essence et en diesel. Le raffineur privé Hengli Petrochemical prévoit que cette tendance tiède persistera au moins jusqu’au milieu de l’année 2026.
Parallèlement à l’augmentation de la demande, l’offre de pétrole brut a également augmenté. Les exportations ont progressé de 745 000 b/j en octobre, dépassant la croissance mensuelle de la demande. Les stocks mondiaux de pétrole brut ont ainsi augmenté de 36,9 millions de barils, tandis que les stocks de produits pétroliers ont diminué de 13,9 millions de barils.
Cette combinaison d’une offre accrue et d’une accumulation de stocks, tant terrestres qu’en stockage flottant, renforce les signaux d’une potentielle surabondance du marché mondial. Cette situation exerce une pression sur les prix du pétrole, malgré les tensions géopolitiques actuelles, notamment le blocus américain des pétroliers vénézuéliens sanctionnés.
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