Publié le 4 décembre 2025 à 08h26 (JST). La Diète japonaise a entamé des débats sur une réforme du financement des partis politiques, une question délicate qui s’accompagne d’une proposition controversée de réduction du nombre de sièges à la Chambre des représentants.
- La Chambre des représentants a débuté l’examen de trois projets de loi visant à encadrer les dons politiques des entreprises et autres organisations.
- Un projet de loi portant sur la réduction du nombre de sièges à la Chambre basse doit également être présenté cette semaine par le Parti libéral-démocrate (PLD) et son nouveau partenaire de coalition, le Parti de l’innovation japonaise (Nippon Ishin no Kai).
- L’opposition exige que la réforme du financement des partis politiques soit prioritaire sur la réduction du nombre de sièges.
Tokyo, 4 décembre – Les discussions à la Diète japonaise se concentrent actuellement sur deux réformes politiques majeures : la régulation des dons aux partis et une potentielle réduction du nombre de parlementaires. La commission spéciale sur la réforme politique de la Chambre des représentants a entamé mercredi l’étude de trois projets de loi relatifs au financement des partis politiques.
Parallèlement, le PLD, au pouvoir, et son allié, le Nippon Ishin no Kai, devraient soumettre cette semaine un projet de loi visant à diminuer le nombre de sièges à la Chambre basse. Cette proposition, qui suscite déjà des tensions, intervient dans un contexte de débat sur la modernisation du système politique japonais.
Les partis d’opposition insistent pour que la commission se concentre en priorité sur les projets de loi concernant les dons politiques. Ils craignent que la question de la réduction des sièges ne serve à détourner l’attention des enjeux liés au financement des partis. Cependant, le camp au pouvoir n’a pas clairement répondu à cette demande, laissant planer une incertitude sur le déroulement des débats.
Lors d’une réunion mercredi, les dirigeants de la commission se sont accordés à organiser une séance jeudi, au cours de laquelle chaque groupe parlementaire pourra exposer sa position sur la question de l’argent et de la politique. Néanmoins, aucune date n’a été fixée pour une séance de questions-réponses sur les projets de loi relatifs aux dons politiques, malgré les sollicitations de l’opposition.
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