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La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

by Thomas Caron

Un dialogue s’est ouvert entre le Grand port maritime de Marseille et les associations de quartier mobilisées pour sauver le bâtiment surnommé le « Camembert de Cousteau », situé près de l’espace Mistral. Après des mois de mobilisation, les parties prenantes espèrent transformer ce lieu menacé de démolition en un espace public dédié à la mer et au quartier.

La rencontre, qui s’est tenue le 30 octobre dernier, a été saluée par le collectif « Camembert de Cousteau », regroupant la fédération des comités d’intérêt de quartier (CIQ) du 16e arrondissement, le collectif Thala et la coopérative Hôtel du Nord. Les discussions portent sur la possible signature d’une convention d’occupation à partir de janvier 2026.

Cet été, les habitants et les associations s’étaient fortement mobilisés pour défendre ce bâtiment appartenant au port, situé à deux pas du hangar abritant le sous-marin Saga, conçu par le célèbre explorateur Jacques Cousteau, et du siège du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM). Une pétition avait recueilli un large soutien, tandis qu’une quinzaine d’artistes avaient investi les lieux pour en révéler le potentiel à travers un musée éphémère, orné de graffitis et de fresques colorées. La mobilisation avait d’ailleurs conduit à la suspension du chantier de démantèlement, fragilisé par un pieu de la plateforme supportant le Saga.

« Nous allons entamer, dès janvier 2026, un travail sur une convention d’occupation », a précisé Michel Teule, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Le projet vise à faire du « Camembert » un espace public, patrimonial et associatif, proposant « différentes activités en relation avec la mer et le quartier ». La question du financement et du loyer restent à déterminer, mais les échanges ont été qualifiés de « riches » par M. Teule. À terme, la création d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) est envisagée.

Les représentants des associations ont également souligné l’importance d’impliquer le Port dans les discussions concernant les projets de réaménagement du littoral dans le secteur du « Grand Estaque ». Contactée, la direction du Grand port maritime de Marseille a confirmé l’ouverture de ces discussions, tout en se montrant prudente. « Il est trop tôt pour communiquer sur les modalités précises », a-t-elle déclaré, réaffirmant que le Port travaille « en concertation avec la Ville et les acteurs locaux pour définir l’avenir du site », dans le cadre du « Grand Estaque ». Le GPMM a également rappelé que « toute occupation du domaine public du Port » doit « respecter les règles en vigueur » et « garantir la sécurité et la viabilité des projets ».

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