Publié le 23 octobre 2025 11:09:00. Malgré des ajustements récents visant à une répartition plus équitable, les femmes continuent de rencontrer des obstacles significatifs pour accéder à la transplantation pulmonaire, selon une étude de l’UCLA Health.
- Les femmes sont 16 % moins susceptibles que les hommes de recevoir des poumons, même après la mise en place d’un nouveau système d’attribution.
- Des facteurs biologiques et sociaux, tels que la taille et la présence d’anticorps, compliquent l’identification de donneurs compatibles pour les femmes.
- Le système de notation des transplantations pulmonaires doit encore être amélioré pour garantir une équité totale entre les sexes.
Une nouvelle étude menée par l’UCLA Health révèle que les femmes demeurent désavantagées dans l’accès à la transplantation pulmonaire, et ce, malgré les efforts déployés pour rendre la répartition des organes plus juste. Les disparités persistent, même après la mise en œuvre d’un système d’attribution révisé en mars 2023.
Avant l’introduction du Composite Allocation Score (CAS), un système qui prend en compte des critères plus précis pour l’appariement donneur-receveur, les femmes avaient 32 % moins de chances de bénéficier d’une greffe pulmonaire que les hommes. L’amélioration apportée par le CAS a permis de réduire cet écart à 16 %, mais les chercheurs estiment que des progrès supplémentaires sont nécessaires.
« Il y a eu une légère amélioration dans la réduction de l’écart, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire. Des améliorations supplémentaires du système de notation sont nécessaires pour garantir un système d’attribution d’organes juste et efficace pour tous les patients, quel que soit leur sexe. »
Dr Abbas Ardehali, Directeur des programmes de transplantation cardiaque, pulmonaire et cœur-poumon de l’UCLA, Université de Californie – Los Angeles
Plusieurs facteurs expliquent ces inégalités. Les femmes ont souvent une morphologie plus petite, ce qui limite le nombre de poumons de donneurs compatibles en termes de taille. De plus, elles sont plus susceptibles de développer des anticorps en raison de grossesses antérieures, de transfusions sanguines ou de maladies auto-immunes, rendant ainsi plus difficile l’acceptation d’un organe par leur système immunitaire. Ces éléments réduisent considérablement le nombre de donneurs potentiellement compatibles.
Le Lung Allocation Score (LAS), introduit en 2005, priorisait les transplantations en fonction de l’urgence médicale, mais ne tenait pas suffisamment compte des spécificités biologiques des femmes. Le CAS, mis en place par le Réseau d’approvisionnement et de transplantation d’organes (OPTN), a tenté de pallier ce manque en intégrant des variables telles que la taille, le groupe sanguin et la sensibilité immunitaire.
L’étude, publiée dans les The Annals of Thoracic Surgery, souligne la nécessité de poursuivre les recherches et d’affiner les critères d’attribution pour garantir un accès équitable à la transplantation pulmonaire pour tous les patients. Plus d’informations sur l’étude de l’UCLA Health.
