Publié le 7 janvier 2024 20:49:00. La Bourse de Stockholm a atteint des sommets historiques, mais des analystes mettent en garde contre un possible retournement de situation, soulignant des valorisations élevées et des attentes de croissance optimistes qui pourraient ne pas être justifiées.
- La Bourse de Stockholm a enregistré de nouveaux records, suscitant un débat parmi les experts quant à la pérennité de cette dynamique.
- Peter Hedlund, de l’EFN, s’interroge sur la capacité du marché à maintenir son élan, compte tenu des valorisations actuelles et de la pression du dollar sur les bénéfices.
- Carl-Johan Kullving attribue cette euphorie à un « effet de janvier » classique, lié aux repositionnements de portefeuille en fin d’année.
La Bourse de Stockholm continue sur sa lancée, atteignant des niveaux jamais vus. Cependant, cette progression suscite des interrogations chez les analystes, qui pointent du doigt des valorisations potentiellement excessives et des anticipations de croissance des bénéfices jugées trop ambitieuses. Peter Hedlund, de l’EFN (Entreprises Financières Nationales), se demande si cette période faste ne touche pas à sa fin, alors que l’année à peine commencée pourrait réserver des surprises.
Hedlund met en évidence le poids du dollar fort sur les résultats des entreprises, ainsi que des ratios d’évaluation qui lui semblent préoccupants. Il note que les valorisations, avant prise en compte des bénéfices, s’élèvent à environ 21 fois le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EV/EBIT) sur une base sans dette.
« Cela ne plaît pas du tout à mon livre. »
Peter Hedlund, EFN
Pour Carl-Johan Kullving, trader, l’euphorie actuelle s’explique en grande partie par un phénomène saisonnier, un « net effet de janvier ». Il explique que les gestionnaires de fonds ont tendance à liquider leurs actifs les moins performants en décembre, avant de réinvestir massivement en début d’année. Ce mouvement est amplifié par l’arrivée de nouveaux capitaux, alors que les acteurs du marché se positionnent pour l’année à venir. Kullving souligne également que ce phénomène peut s’auto-entretenir, créant une spirale positive.
« Enfin, l’optimisme et la confiance en l’avenir ne doivent pas non plus être sous-estimés, car un nouveau début d’année s’accompagne souvent de prévisions macroéconomiques et économiques positives. »
Carl-Johan Kullving, trader
En somme, si l’élan actuel est indéniable, les analystes appellent à la prudence, soulignant la nécessité de surveiller de près l’évolution des valorisations et des perspectives de croissance des entreprises.
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