Publié le 26 septembre 2025 13:20:00. La fièvre oropouche, transmise par les moustiques, se propage rapidement en Amérique latine, touchant déjà une proportion significative de la population. Des premiers cas ont été recensés en Allemagne, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires et la nécessité de renforcer la vigilance chez les voyageurs.
- Environ un sixième de la population d’Amérique latine a déjà été exposée au virus oropouche.
- Le nombre de cas a considérablement augmenté depuis la fin de 2023, dépassant désormais les 20 000 infections annuelles.
- Des recommandations spécifiques sont émises pour les voyageurs se rendant dans les zones à risque, notamment en matière de protection contre les piqûres de moustiques.
Une étude menée en Bolivie, en Colombie, au Costa Rica, en Équateur et au Pérou a révélé que 6,3 % des plus de 9 400 échantillons sanguins analysés contenaient des anticorps contre le virus oropouche. Cette prévalence, signalée par le Frankfurter Rundschau, témoigne d’une circulation croissante du virus dans la région.
Les experts estiment que les conditions climatiques, telles que les fortes pluies et les températures élevées, pourraient favoriser la prolifération des moustiques vecteurs du virus. Les précipitations intenses observées en Amérique du Sud l’année dernière pourraient ainsi avoir contribué à l’augmentation du nombre de cas. Le rôle précis des facteurs climatiques reste cependant à déterminer.
La fièvre oropouche a également franchi les frontières européennes. Le Robert Koch Institute (RKI) a identifié les premiers cas en Allemagne chez des personnes revenant de voyage en 2024, suivis de deux autres cas en 2025. Cette situation souligne l’importance d’une surveillance accrue et d’une information adéquate des voyageurs.
Les symptômes de la fièvre oropouche sont souvent non spécifiques, incluant de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées, de la diarrhée et parfois des éruptions cutanées. Cette ressemblance avec d’autres maladies tropicales, comme la dengue ou le chikungunya, rend le diagnostic difficile et nécessite une évaluation médicale approfondie. Bien que rares, des complications graves, potentiellement mortelles, peuvent survenir. À l’heure actuelle, il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin contre le virus oropouche, d’où l’importance cruciale de la prévention.
Le RKI recommande aux voyageurs se rendant en Amérique centrale et latine de se protéger contre les piqûres de moustiques en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs et en dormant sous des moustiquaires. Les femmes enceintes sont particulièrement invitées à la prudence, car des études préliminaires suggèrent que l’infection par le virus oropouche pendant la grossesse pourrait entraîner des malformations congénitales et d’autres complications. Des recherches supplémentaires sont en cours pour mieux comprendre ces risques.
