Publié le 28 décembre 2025 à 02h21. Face à un contexte géopolitique de plus en plus incertain, le Royaume-Uni expérimente un nouveau dispositif de service militaire volontaire, une première depuis l’abandon de la conscription dans les années 1960.
Londres lance un programme pilote visant à attirer de jeunes volontaires dans l’armée britannique. Dès mars prochain, environ 150 personnes de moins de 25 ans pourront bénéficier d’une année de formation rémunérée, leur permettant de découvrir les métiers de l’armée sans pour autant s’engager sur le long terme.
Si cette phase d’essai s’avère concluante, le gouvernement britannique prévoit d’étendre le dispositif à plus de 1 000 places. L’objectif affiché est de renforcer les effectifs de l’armée face aux menaces croissantes, notamment celles émanant de la Russie. La conscription, qui était en vigueur au Royaume-Uni jusqu’aux années 1960, n’est pour l’instant pas remise en question.
L’Allemagne mise également sur le volontariat
La montée des tensions internationales, et en particulier la menace russe, incite plusieurs pays européens à reconsidérer leur politique de défense. L’Allemagne, à l’instar de la France, opte pour une approche basée sur le volontariat.
À l’avenir, tous les citoyens allemands âgés de 18 ans recevront un questionnaire afin d’évaluer leur motivation et leur aptitude à servir au sein de la Bundeswehr. Parallèlement, un service militaire obligatoire sera réintroduit pour les jeunes hommes, mais le service avec l’arme restera pour l’instant volontaire.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des capacités militaires en Europe, face à un environnement sécuritaire de plus en plus complexe.
