Publié le 17 novembre 2025 à 15h19. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dénoncé ce lundi une tentative de déstabilisation orchestrée par des groupes d’opposition et des intérêts étrangers, suite à des manifestations de samedi à Mexico qui ont dégénéré en affrontements avec la police. Elle appelle à des rassemblements pacifiques et annonce une enquête sur les financements et les éventuels abus.
- Claudia Sheinbaum accuse des groupes d’opposition et des acteurs étrangers de vouloir créer un climat de répression au Mexique.
- Elle demande une enquête sur les financements des manifestations et les actions de la police.
- La présidente affirme que la majorité des jeunes Mexicains soutiennent sa politique de transformation et ne sont pas violents.
La présidente Sheinbaum a tenu à clarifier sa position suite aux marches organisées samedi dernier dans la capitale mexicaine. Selon elle, l’objectif principal de ces rassemblements était de provoquer une réaction des forces de l’ordre afin de créer une image négative du Mexique à l’international, suggérant une répression des jeunes.
« Nous ne tomberons pas dans la provocation, les Mexicains ne veulent pas de violence », a-t-elle déclaré lors de sa conférence de presse matinale. Elle a souligné que les manifestants cherchaient à obtenir des images choquantes pour alimenter une campagne de dénigrement.
La présidente a également mis en lumière des éléments qui, selon elle, démontrent que ces manifestations n’étaient pas spontanées. Elle a révélé qu’une somme d’environ 90 millions de pesos (environ 5,3 millions d’euros) aurait été investie pour promouvoir ces mobilisations, provenant de l’opposition et d’hommes d’affaires. Elle a précisé que la majorité des participants n’étaient pas des jeunes de la génération Z, mais des figures connues de l’opposition, notamment des membres du PAN (Parti d’Action Nationale) et des personnes impliquées dans des mouvements de protestation antérieurs, comme la « marée rose ».
Elle a également pointé du doigt le rôle d’une chaîne de télévision, qu’elle n’a pas nommée, qui aurait largement couvert les manifestations et encouragé la protestation. Des vidéos ont été diffusées lors de la conférence de presse montrant des manifestants agressant des policiers et tentant de franchir les barrières de sécurité.
« Quel était leur objectif ? Abattre la clôture que nous avons érigée précisément pour éviter la confrontation entre ces groupes », a-t-elle interrogé, soulignant que certains manifestants étaient équipés de matériel potentiellement dangereux, comme des broyeurs, des marteaux et des gourdins.
La présidente Sheinbaum a également réagi aux critiques et aux accusations portées contre elle, affirmant que ces attaques ne feraient que renforcer sa détermination.
« Pensez-vous qu’ils vont nous affaiblir, qu’ils vont affaiblir le président à cause de ce qu’ils crient ? Non, elle est plus forte aujourd’hui, plus forte. »
Claudia Sheinbaum Pardo, présidente du Mexique
Elle a également appelé à la responsabilité de ceux qui incitent à la violence, citant des déclarations de dirigeants de l’opposition, comme Jorge Romero du PAN, qui a affirmé que « ce qui nous manque littéralement dans l’opposition, c’est la violence », et de l’ancien ministre des Affaires étrangères Jorge Castañeda, qui a évoqué une « sale guerre » contre elle.
Enfin, la présidente a insisté sur la nécessité d’une opposition responsable et a rappelé que le Mexique est un pays souverain qui ne se laissera pas influencer par des ingérences étrangères. Elle a également souligné que la majorité des jeunes Mexicains soutiennent sa politique de transformation et qu’elle continuera à travailler pour le bien du pays.
Concernant une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant un individu brandissant un drapeau mexicain encerclé par des policiers, la présidente a souligné la difficulté de distinguer le vrai du faux à l’ère de l’intelligence artificielle et a réitéré sa demande d’enquête sur d’éventuels abus de la part des forces de l’ordre.
Elle a également accusé l’homme d’affaires Ricardo Salinas Pliego d’avoir activement promu les manifestations sur les réseaux sociaux et par le biais de sa chaîne de télévision.
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