Publié le 24 septembre 2023. La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé que les autorités fiscales entameront prochainement les démarches de recouvrement des impôts impayés par l’homme d’affaires Ricardo Salinas Pliego, après une décision de la Cour Suprême de Justice de la Nation, tout en dénonçant une tentative de politisation de l’affaire.
- La Cour Suprême a rendu une décision définitive concernant la dette fiscale de Ricardo Salinas Pliego.
- Claudia Sheinbaum a confirmé que le Service de l’Administration Fiscale (SAT) procédera au recouvrement de ces sommes.
- La présidente a critiqué les tentatives de politisation de cette affaire, insistant sur le respect de l’État de droit.
La décision de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) concernant le paiement des impôts de Ricardo Salinas Pliego ouvre la voie à une action concrète de l’administration fiscale mexicaine. Claudia Sheinbaum, la présidente, a souligné que le SAT sera chargé de mettre en œuvre les procédures de recouvrement, précisant que les étapes suivies seront rendues publiques. « Il est important que les démarches qui seront entreprises soient connues », a-t-elle déclaré.
Sheinbaum a fermement réfuté les accusations de politisation de cette affaire, insistant sur le fait qu’il s’agit avant tout d’une question de respect de la loi. Elle a expliqué :
« Il y a deux questions. L’une est la justice dans le cas d’une personne qui doit des impôts, qui a passé 15 ans dans une procédure judiciaire, mais il y a déjà eu une décision de la Cour. C’est la justice et la Cour l’a déjà définie, c’est l’État de droit. La Cour a déjà pris une décision et elle doit être respectée. »
La présidente a également dénoncé une tentative du Parti d’Action Nationale (PAN) de tirer profit de cette situation en évoquant la possibilité de nommer Salinas Pliego à un poste. Elle a mis en garde contre une orientation politique qu’elle juge d’extrême droite, rappelant les périodes du Porfiriato, caractérisées par un manque de démocratie et de libertés.
« Nous ne la politisons pas, mais nous disons que c’est la loi et qu’elle doit être respectée. »
Sheinbaum a exprimé son inquiétude face à cette nouvelle orientation du PAN, qu’elle associe à une droite internationale aux idées dépassées. Elle a souligné les dangers d’un retour aux pratiques autoritaires du passé, évoquant les coups d’État survenus en Amérique du Sud où les libertés fondamentales étaient bafouées. « Souvenons-nous des coups d’État en Amérique du Sud, alors qu’il n’y avait ni liberté ni démocratie », a-t-elle conclu.
