Publié le 8 janvier 2024 14:35:00. La Lettonie se montre favorable aux nouvelles sanctions américaines contre la Russie, tout en préparant activement les scénarios possibles d’une participation à des missions de maintien de la paix en Ukraine, sous réserve d’un accord russe.
- La Déclaration de Paris, issue de récentes discussions, établit des principes de paix incluant le maintien d’une armée ukrainienne de 800 000 hommes et un soutien militaire à long terme.
- La Lettonie considère positivement les projets de sanctions américaines supplémentaires contre la Russie, estimant qu’elles constituent un levier de pression essentiel.
- Une éventuelle contribution lettone à des forces multinationales en Ukraine serait soumise à l’approbation du Conseil des ministres et de la Saeima.
Le ministre letton a commenté la Déclaration de Paris, adoptée lors de la réunion des dirigeants de la Coalition de bonne volonté. Ce document, fruit de négociations entre l’Ukraine, les États-Unis et plusieurs pays européens, pose des jalons précis pour une paix durable. Parmi ces principes figurent le maintien d’une force armée ukrainienne d’environ 800 000 soldats et la promesse d’un soutien militaire continu à Kiev. La Déclaration prévoit également des mécanismes de vérification en cas de cessez-le-feu.
Cependant, le ministre a souligné l’impasse actuelle :
« Mais rien n’a encore été fait, car, bien entendu, la Russie n’a pas encore accepté. »
Braže, ministre
C’est dans ce contexte que la Lettonie accueille favorablement l’annonce de nouvelles sanctions américaines visant à punir la Russie pour son rôle dans le conflit ukrainien. Selon le ministre, une pression accrue est nécessaire pour inciter Moscou à négocier.
« Cela exercerait une nouvelle fois une pression supplémentaire sur la Russie, car pour que la Russie accepte quelque chose, il faut faire pression. »
Braže, ministre
Concernant une éventuelle participation de soldats lettons à des opérations en Ukraine, le ministre a précisé que la décision suivrait la procédure habituelle. Elle serait d’abord examinée par le Conseil des ministres, puis soumise à l’approbation de la Saeima (le parlement letton), qui devrait accorder un mandat spécifique. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu avec des partenaires tels que le Royaume-Uni, les États-Unis et la France afin de définir les conditions et les paramètres d’une telle intervention.
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