Publié le 27 septembre 2025 à 06h00. La maladie de Parkinson, souvent associée au vieillissement, connaît une progression alarmante, doublant le nombre de cas en vingt ans et menaçant de devenir la maladie cérébrale à croissance la plus rapide au monde. Des facteurs environnementaux, tels que les pesticides, l’alimentation et la pollution atmosphérique, pourraient être en cause.
- Le nombre de patients atteints de la maladie de Parkinson a doublé au cours des vingt dernières années et devrait continuer d’augmenter rapidement.
- Contrairement à une idée reçue, la maladie de Parkinson touche également des personnes relativement jeunes, parfois dès l’adolescence.
- Des facteurs environnementaux, notamment l’exposition aux pesticides, à certains produits laitiers et à la pollution de l’air, sont de plus en plus pointés du doigt comme des contributeurs potentiels.
La maladie de Parkinson, longtemps perçue comme une affection liée à l’âge, suscite une inquiétude croissante auprès des spécialistes. Le professeur Bas Bloem, du Radboudumc, alerte sur une véritable « pandémie » silencieuse, avec une augmentation spectaculaire du nombre de cas observés ces dernières années. « Si nous ne faisons rien pour la pollution dans notre environnement de vie, les cas de Parkinson continueront d’augmenter. Cela nous affecte tous », souligne-t-il.
Si l’âge reste un facteur de risque important, la maladie de Parkinson ne se limite pas aux personnes âgées. Dix à vingt pour cent des patients sont diagnostiqués avant l’âge de 50 ans, et certains cas, exceptionnels, se manifestent même dès l’adolescence. « Mon plus jeune patient avait treize ans », témoigne le professeur Bloem, soulignant que l’idée selon laquelle la maladie ne toucherait que les seniors est une idée fausse.
L’hérédité joue un rôle dans un nombre limité de cas, environ cinq pour cent des patients présentant des mutations génétiques connues. La grande majorité des cas de maladie de Parkinson semble donc être liée à des facteurs environnementaux. Les recherches actuelles mettent en évidence plusieurs pistes préoccupantes.
L’exposition aux pesticides, notamment chez les agriculteurs, en particulier les viticulteurs, est fortement suspectée. Un lien clair a été établi en France entre la présence de pesticides dans les eaux de surface et l’incidence de la maladie de Parkinson. De plus, l’alimentation pourrait jouer un rôle, avec une consommation excessive de produits laitiers potentiellement associée à un risque accru. Enfin, la pollution atmosphérique, et notamment les particules fines, est également pointée du doigt, les substances nocives atteignant le cerveau et augmentant les risques.
Avec plus de 10 millions de personnes atteintes de la maladie de Parkinson dans le monde, et un nombre de cas en constante augmentation, la situation est préoccupante. Il est important de noter que cette augmentation ne signifie pas que tout le monde tombera malade, mais elle souligne la nécessité d’agir pour réduire les facteurs de risque environnementaux.
La prévention passe par des mesures telles que la réduction de l’utilisation des pesticides, l’amélioration de la qualité de l’air et des choix alimentaires plus conscients. Il est également crucial de rester attentif aux premiers signes de la maladie – tremblements, rigidité, difficultés de mouvement – et de consulter un médecin rapidement. Des recherches prometteuses sont en cours pour développer de nouveaux traitements et médicaments, mais l’amélioration de notre environnement de vie reste la clé pour lutter efficacement contre cette maladie en expansion.
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