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la maladie silencieuse qui génère des complications telles que l’hypertension, le diabète et l’insuffisance cardiaque

Publié le 30 octobre 2025 21:59:00. L’acromégalie, une maladie hormonale rare mais invalidante, reste largement sous-diagniquée en Colombie, retardant la prise en charge et aggravant les complications pour les patients. Les spécialistes alertent sur la nécessité d’une meilleure…

la maladie silencieuse qui génère des complications telles que l’hypertension, le diabète et l’insuffisance cardiaque

Publié le 30 octobre 2025 21:59:00. L’acromégalie, une maladie hormonale rare mais invalidante, reste largement sous-diagniquée en Colombie, retardant la prise en charge et aggravant les complications pour les patients. Les spécialistes alertent sur la nécessité d’une meilleure sensibilisation et d’un accès plus rapide aux tests de diagnostic.

  • En Colombie, environ 60 cas d’acromégalie sont diagnostiqués par million d’habitants, avec 3,5 nouveaux diagnostics annuels par million.
  • Le diagnostic de cette maladie peut prendre entre cinq et dix ans, une période critique pendant laquelle des dommages irréversibles peuvent survenir.
  • L’Association colombienne d’endocrinologie, diabète et métabolisme (ACE) met l’accent sur la formation médicale et l’amélioration de l’accès aux soins pour une meilleure prise en charge.

L’acromégalie, une affection causée par une production excessive d’hormone de croissance, constitue un défi de santé publique en Colombie. Bien que sa prévalence soit estimée à 60 cas par million d’habitants (soit environ 60 cas pour 1 000 000 d’habitants), de nombreux patients ignorent qu’ils sont atteints, ce qui retarde considérablement le diagnostic et le traitement.

Selon le consensus colombien sur les critères diagnostiques et thérapeutiques de l’acromégalie, élaboré par l’ACE, la maladie se manifeste généralement entre 40 et 60 ans, avec une légère prédominance chez les hommes. Cependant, le sous-diagnostic demeure un problème majeur. Les patients peuvent vivre avec les symptômes pendant des années avant d’obtenir un diagnostic précis, une attente qui peut avoir des conséquences graves sur leur santé.

« Le diagnostic prend généralement plusieurs années et pendant cette période, les patients développent des complications cardiovasculaires, osseuses, métaboliques et hormonales qui détériorent leur qualité de vie et augmentent le risque de mortalité »,

Dr. Henry Tovar, endocrinologue et membre de l’ACE

L’acromégalie est une maladie multisystémique dont les effets dépassent largement les changements physiques visibles, tels que l’augmentation du volume des mains, des pieds ou des traits du visage. Elle peut entraîner une hypertension artérielle, un diabète de type 2, une apnée du sommeil, une insuffisance cardiaque, une ostéoporose, des troubles hormonaux et même un risque accru de cancer colorectal. Ces complications soulignent l’importance d’une prise en charge globale et interdisciplinaire.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’acromégalie, commémorée le 1er novembre, l’ACE réaffirme son engagement en faveur de la sensibilisation et de l’amélioration de la prise en charge de cette pathologie. L’association s’appuie sur trois axes stratégiques : la visibilité de la maladie, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de la coordination du système de soins.

La sensibilisation vise à informer la population et les professionnels de santé sur les premiers signes de l’acromégalie, tels que l’hypertrophie des membres, les modifications de la voix, la fatigue persistante ou la transpiration excessive. La formation médicale, quant à elle, doit permettre aux médecins généralistes et spécialistes – cardiologues, pneumologues, rhumatologues et endocrinologues – d’intégrer l’acromégalie dans leurs diagnostics différentiels, notamment en cas d’hypertension ou d’apnée du sommeil inexpliquées.

Enfin, l’amélioration de la coordination du système de soins passe par la création d’un registre national des patients, la définition de protocoles de diagnostic et de traitement clairs et la garantie d’un accès équitable aux services spécialisés.

« Le défi de l’acromégalie dépasse la relation médecin-patient. Il s’agit d’un défi structurel du système de santé »,

Dr. Henry Tovar, endocrinologue et membre de l’ACE

Le Dr Tovar souligne la nécessité de renforcer les parcours de soins, d’assurer l’accès aux tests hormonaux essentiels, tels que l’IGF-1 et la GH, et de disposer d’imagerie médicale de haute résolution, comme l’IRM hypophysaire, pour confirmer les diagnostics. Actuellement, de nombreux patients doivent se déplacer vers d’autres villes ou attendre de longues périodes pour accéder à ces examens, ce qui retarde la prise en charge et compromet le pronostic.

Pour l’ACE, la commémoration de la Journée mondiale de l’acromégalie est une occasion de promouvoir des politiques publiques favorables, de renforcer l’éducation médicale et de consolider les alliances entre les patients, les professionnels de santé et les autorités sanitaires.

EDWIN CAICEDO

Journaliste Environnement et Santé

@CaicedoUcros

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.