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La nanotechnologie ouvre la voie à des tests antivirus plus simples

Publié le 2024-02-29 14:15:00. Des chercheurs suédois ont mis au point un nouveau nanomatériau capable de bloquer l'adhésion des virus aux cellules, ouvrant la voie à des tests de détection plus rapides et plus simples que les méthodes…

La nanotechnologie ouvre la voie à des tests antivirus plus simples

Publié le 2024-02-29 14:15:00. Des chercheurs suédois ont mis au point un nouveau nanomatériau capable de bloquer l’adhésion des virus aux cellules, ouvrant la voie à des tests de détection plus rapides et plus simples que les méthodes actuelles.

  • Un nanomatériau innovant bloque la fixation des virus aux cellules.
  • Cette technologie pourrait permettre de développer des capteurs viraux plus performants.
  • Les premiers tests se sont concentrés sur le virus H5N1 de la grippe aviaire.

Une équipe de l’Université de Malmö a développé un nanomatériau prometteur capable d’interférer avec le processus d’infection virale. Cette avancée pourrait révolutionner la détection et la prévention des maladies virales, en offrant une alternative plus rapide et moins contraignante aux tests traditionnels.

Selon Yulia Sergeeva, chercheuse à l’Université de Malmö, les résultats de cette étude pourraient conduire à la création de nouveaux capteurs capables de détecter les virus avec une précision accrue et une plus grande facilité d’utilisation.

« Nos résultats peuvent conduire à de nouveaux capteurs capables de détecter rapidement et avec précision les virus, les rendant ainsi plus faciles à utiliser que les techniques actuelles. »

Yulia Sergeeva, chercheuse à l’Université de Malmö

Les chercheurs considèrent ce travail comme une contribution majeure au domaine en pleine expansion de la nanomédecine multivalente. Leur approche repose sur une plateforme technologique appelée rSAM (Monocouche Réversible Auto-assemblée), qui permet de décorer une surface avec de petites molécules capables de se lier à des protéines. Le principe de la multivalence, comparé à un « Velcro biologique », renforce l’adhérence grâce à de multiples interactions, même si chacune d’entre elles est faible et réversible.

« La multivalence agit comme une sorte de Velcro biologique : si les interactions individuelles sont faibles et réversibles, elles créent ensemble des connexions plus fortes et plus résistantes. »

Yulia Sergeeva, chercheuse à l’Université de Malmö

Dans le cadre de cette étude, l’équipe a utilisé des nanoparticules d’or d’une taille de 50 nanomètres, recouvertes d’une monocouche auto-assemblée contenant de l’acide sialique, un sucre naturellement présent à la surface des cellules. L’acide sialique joue un rôle clé dans l’infection par le virus de la grippe en se liant à une protéine virale spécifique. Les tests ont été menés sur le sous-type H5N1, communément appelé grippe aviaire.

Les expériences ont démontré que ces nanoparticules pouvaient empêcher le virus de la grippe de se fixer aux cellules, même à de très faibles concentrations. Cette capacité à inhiber l’adhésion virale est particulièrement prometteuse, car les traitements antiviraux existants agissent généralement une fois que le virus a déjà pénétré dans les cellules, ce qui peut présenter des risques pour les populations vulnérables telles que les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants.

Les prochaines étapes de la recherche consisteront à évaluer la toxicité de ces nanoparticules afin de garantir leur sécurité pour une utilisation clinique future. L’équipe prévoit également d’explorer le potentiel de cette technologie pour distinguer différents types de virus, notamment le coronavirus, et d’étudier sa capacité à inhiber la croissance bactérienne, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’applications médicales.

« Nous étudierons la toxicité de ces nanoparticules afin de garantir qu’elles pourront être utilisées en clinique à l’avenir. Nous étudions également comment cette technologie peut être utilisée pour distinguer différents types de virus et explorer leur potentiel pour détecter d’autres virus, par exemple le coronavirus. Nous prévoyons également d’étudier la capacité d’arrêter la croissance bactérienne, ce qui ouvre encore plus de possibilités d’applications médicales. »

Yulia Sergeeva, chercheuse à l’Université de Malmö

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.