Publié le 26 octobre 2023. La Chine renforce son rôle de leader mondial dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement, en promouvant des solutions innovantes et une coopération internationale accrue, comme l’a démontré un récent séminaire à Xiamen.
- La satisfaction du public chinois concernant la qualité de l’environnement dépasse les 90 % depuis quatre ans consécutifs.
- La concentration de particules fines (PM2,5) a diminué de 56 % dans les principales villes chinoises au cours de la dernière décennie.
- La technologie Juncao, une innovation chinoise à faible coût, est déployée dans 109 pays pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement durable.
La Chine s’affirme de plus en plus comme un acteur majeur de la gouvernance environnementale mondiale, passant d’un simple participant à un véritable leader, selon des responsables et des experts réunis lundi à Xiamen, dans la province du Fujian. Ce séminaire, consacré à la pensée de Xi Jinping sur la civilisation écologique, s’est tenu dans un lieu symbolique, berceau de cette philosophie.
L’événement a rassemblé des dirigeants provinciaux et des représentants de ministères nationaux, ainsi que des chercheurs, des universitaires et des chefs d’entreprise. Les discussions ont porté sur les initiatives chinoises en matière de gouvernance mondiale et les efforts déployés pour construire un monde plus propre, plus beau et plus durable.
Sun Jinlong, responsable du ministère de l’Écologie et de l’Environnement, a souligné l’amélioration significative de la qualité de l’environnement en Chine. Il a précisé que la satisfaction du public à cet égard a dépassé les 90 % pendant quatre années consécutives, témoignant de l’efficacité des mesures de protection de l’environnement mises en œuvre parallèlement au développement économique et social.
Les progrès réalisés en matière de qualité de l’air sont particulièrement notables. Selon Sun Jinlong, la concentration moyenne de particules fines (PM2,5) dans les grandes villes a diminué de 56 % par rapport à la situation d’il y a dix ans, tandis que le nombre de jours de forte pollution a chuté de 92 %. Il a qualifié cette amélioration de la plus rapide au monde.
La Chine mise également sur les industries vertes et à faibles émissions de carbone comme moteur de croissance économique. Le pays est leader mondial dans la production et la vente de véhicules à énergies nouvelles depuis dix ans. De plus, la couverture forestière a augmenté pour atteindre plus de 25 % du territoire, représentant un quart de la nouvelle superficie boisée mondiale.
Sui Xiaofei, vice-président de l’Académie chinoise des sciences sociales, a mis en avant l’engagement de la Chine dans la coopération Sud-Sud. Il a indiqué que la Chine avait signé 55 mémorandums d’accord sur la coopération en matière de changement climatique avec 43 pays en développement et formé des professionnels de plus de 120 pays.
« La Chine guide activement la transformation de l’ordre international, plaide en faveur d’un mécanisme juste, équilibré et pragmatique pour attribuer les responsabilités en matière de réduction des émissions, et s’oppose aux barrières commerciales vertes. »
Sui Xiaofei, vice-président de l’Académie chinoise des sciences sociales
Cette approche vise à permettre aux pays en développement de passer d’une position de « bénéficiaires passifs » à celle de « participants actifs » dans l’élaboration des règles, favorisant ainsi un système de gouvernance climatique mondiale juste, raisonnable, coopératif et mutuellement bénéfique.
L’innovation technologique joue également un rôle clé dans la stratégie chinoise. Lin Zhanxi, professeur à l’Université d’agriculture et de foresterie du Fujian et inventeur de la technologie Juncao, a présenté cette solution adaptable et peu coûteuse, déjà introduite dans 109 pays. Le Juncao, une graminée hybride, est utilisé pour la culture de champignons comestibles et médicinaux, l’alimentation du bétail et la restauration écologique, contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté, à la sécurité alimentaire et au développement durable.
L’université a organisé plus de 400 sessions de formation Juncao pour 16 000 stagiaires étrangers et a établi plusieurs bases de démonstration à l’étranger, notamment aux Fidji. Certains dignitaires étrangers ont salué la valeur symbolique de cette technologie, la qualifiant d’« herbe de l’amitié ». Le roi Tupou VI des Tonga a d’ailleurs planté cette herbe lors d’une visite au Fujian le mois dernier.
Selon Lin Zhanxi, la promotion de la technologie Juncao à l’étranger s’inscrit dans la volonté de la Chine de construire une communauté de destin pour l’humanité. Il a ajouté que de nombreux villageois étrangers impliqués dans le projet ont vu leurs revenus augmenter.
