Publié le 6 janvier 2026 à 15h17, mis à jour à 20h03. Une coalition de pays, menée par la France et le Royaume-Uni, a garanti à l’Ukraine un soutien militaire et sécuritaire renforcé lors d’un sommet à Paris, dans un contexte de négociations diplomatiques pour mettre fin à la guerre.
L’Ukraine bénéficiera de garanties de sécurité comparables à celles offertes par l’OTAN, ont annoncé mardi soir les dirigeants de la “Coalition des volontaires”, un groupe d’environ 35 pays soutenant Kiev. L’accord, signé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, prévoit notamment l’établissement d’installations militaires britanniques et françaises sur le territoire ukrainien après un éventuel cessez-le-feu.
Selon Emmanuel Macron, ces garanties visent à empêcher toute nouvelle capitulation de l’Ukraine et à assurer la pérennité de tout futur accord de paix.
« Les garanties de sécurité garantissent que l’Ukraine ne devra pas capituler et qu’un accord de paix ne sera pas rompu à l’avenir. »
Emmanuel Macron, président français
Keir Starmer a précisé que le Royaume-Uni et la France construiront des infrastructures de protection pour les armes et équipements militaires ukrainiens, afin de répondre aux besoins de défense du pays.
« Après un cessez-le-feu, le Royaume-Uni et la France établiront des installations militaires dans toute l’Ukraine et construiront des installations de protection pour les armes et les équipements militaires afin de répondre aux besoins de défense de l’Ukraine. »
Keir Starmer, Premier ministre britannique
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a souligné que ces garanties s’apparentaient à un modèle inspiré de l’OTAN, selon l’agence Reuters.
La Norvège a également confirmé sa volonté de contribuer à cet effort international en envoyant des forces en Ukraine, mais uniquement après la mise en place d’un cessez-le-feu effectif. Le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide a indiqué que les soldats norvégiens participeraient à la formation et à l’éducation des forces ukrainiennes. La Norvège entraîne déjà des soldats ukrainiens au camp Jomsborg en Pologne.
L’unité entre l’Europe et les États-Unis a été saluée par le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a déclaré que le soutien aux garanties de sécurité pour l’Ukraine était unanime.
« Le plus important ici est de travailler sur des garanties de sécurité pour l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu avec la Russie. »
Jonas Gahr Støre, Premier ministre norvégien
Les États-Unis, représentés par l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de l’ancien président Donald Trump, sont également impliqués dans les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Witkoff a insisté sur l’importance des garanties de sécurité pour assurer une paix durable.
Les cinq éléments clés définis lors de la réunion de Paris pour les garanties de sécurité de l’Ukraine sont les suivants :
- Surveillance et vérification par les États-Unis d’un futur cessez-le-feu
- Soutien aux forces de défense ukrainiennes
- Création d’une force de sécurité internationale
- Engagements contraignants en cas de nouvelle attaque russe
- Coopération militaire à long terme avec l’Ukraine
La question du tracé de la frontière entre l’Ukraine et la Russie reste toutefois un point de friction majeur dans les négociations, a reconnu le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. Le Premier ministre polonais a par ailleurs indiqué que l’Ukraine semblait ouverte à des discussions sur un compromis territorial.
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Publié
06.01.2026, kl. 15.17
Mis à jour
06.01.2026, kl. 20.03
