Publié le 1er janvier 2026 à 08h32. Des agences de renseignement américaines ont mis à mal les affirmations du Kremlin concernant une tentative d’attaque contre la résidence du président russe Vladimir Poutine, révélant un possible effort de Moscou pour justifier une escalade du conflit en Ukraine.
- L’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) et la Central Intelligence Agency (CIA) n’ont trouvé aucune preuve d’une attaque ukrainienne contre la résidence de Vladimir Poutine.
- Donald Trump a publiquement exprimé ses doutes quant aux allégations russes, partageant un éditorial critiquant la désinformation du Kremlin.
- Le ministère russe de la Défense a été accusé d’avoir publié une carte erronée des mouvements de drones ukrainiens, renforçant les soupçons de manipulation de l’information.
Selon des informations divulguées par le Wall Street Journal citant des responsables américains de haut rang, la NSA a conclu que l’Ukraine n’avait pas tenté d’attaquer la résidence de Vladimir Poutine. Cette conclusion est corroborée par une évaluation de la CIA, qui n’a également détecté aucun signe de préparation d’une telle opération. Un responsable américain proche des services de renseignement a confirmé ces informations aux journalistes, sans toutefois faire de déclaration officielle.
L’incident initial a été rapporté par le Kremlin le 29 décembre, lorsque Vladimir Poutine s’est plaint à Donald Trump lors d’une conversation téléphonique d’une prétendue attaque de drones ukrainiens contre sa résidence de Dolgiye Borody, dans la région de Novgorod. Trump a par la suite admis que l’attaque n’avait peut-être pas eu lieu, déclarant :
« Vous dites qu’il n’y a pas eu d’attaque, c’est possible, mais le président Poutine m’a dit ce matin qu’il y en avait eu une. »
Donald Trump
Cette remise en question intervient après que le ministère russe de la Défense a publié, deux jours après l’annonce initiale de Poutine, une carte jugée inexacte des trajectoires de drones ukrainiens. Le Service de renseignement étranger de l’Ukraine a dénoncé cette carte comme une tentative de désinformation. Les faits ont été établis démontrant le manque de fiabilité des déclarations de la Fédération de Russie.
Plus tôt, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déclaré que l’Ukraine aurait attaqué la résidence de Poutine dans la nuit du 29 décembre, menaçant de reconsidérer la position de négociation de Moscou en conséquence. L’Ukraine a officiellement démenti ces accusations.
Volodymyr Zelensky a qualifié ces allégations de « mensonge de la Fédération de Russie », suggérant qu’elles faisaient partie d’une stratégie visant à créer un prétexte pour une escalade du conflit.
« Il est clair qu’hier nous avons eu une réunion avec Trump et il est clair que pour les Russes, si nous n’avons pas de scandale avec l’Amérique et que nous avons des progrès, alors pour eux c’est un échec. Ils ne veulent pas mettre fin à cette guerre. Ils ne peuvent y mettre fin qu’en faisant pression sur eux. »
Volodymyr Zelensky
Le New York Post a publié un éditorial critiquant la rhétorique de Poutine, soulignant que la Russie est celle qui entrave les efforts de paix. L’article rappelle que la Russie a lancé 131 drones sur Kiev et d’autres villes le jour de Noël, tuant sept civils, et continue de cibler délibérément les infrastructures civiles et de commettre des atrocités.
Selon le Wall Street Journal, un responsable américain a précisé que l’Ukraine visait une cible militaire qu’elle avait déjà attaquée auparavant, située dans la même région que la résidence de Poutine, mais à une distance significative.
« L’Ukraine tentait de frapper une cible militaire que Kiev avait précédemment attaquée. Elle est située dans la même région que la résidence de Poutine, mais pas à proximité. »
Responsable américain
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