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La particularité de la technologie des rayons X dans le diagnostic du COVID-19, par Navjot Singh, président – ​​Imagerie médicale, Trivitron Healthcare

Face à la pandémie de COVID-19, l'imagerie médicale, et en particulier la radiographie pulmonaire, s'avère un outil précieux pour évaluer les patients et suivre l'évolution de la maladie, malgré certaines limites de sensibilité. Apparu en décembre 2019 à…

La particularité de la technologie des rayons X dans le diagnostic du COVID-19, par Navjot Singh, président – ​​Imagerie médicale, Trivitron Healthcare

Face à la pandémie de COVID-19, l’imagerie médicale, et en particulier la radiographie pulmonaire, s’avère un outil précieux pour évaluer les patients et suivre l’évolution de la maladie, malgré certaines limites de sensibilité.

Apparu en décembre 2019 à Wuhan, en Chine, le SARS-CoV-2 s’est rapidement propagé à travers le monde, provoquant des difficultés respiratoires et se transmettant facilement par voie aérienne. Si le test RT-PCR reste la référence pour le diagnostic, sa fiabilité peut être compromise au début de l’infection, en raison de la période d’incubation pouvant atteindre 14 jours.

La tomodensitométrie (TDM) permet de confirmer les cas suspects et d’évaluer la gravité de la maladie, grâce à sa capacité à détecter rapidement les changements pulmonaires. Cependant, la radiographie pulmonaire, bien que moins sensible que la TDM aux premiers stades, présente une spécificité élevée, atteignant jusqu’à 90 % dans l’identification correcte de la maladie.

Une étude italienne menée en avril 2020 sur 72 patients symptomatiques a confirmé l’importance du délai entre l’apparition des premiers symptômes et la réalisation de l’imagerie. Les anomalies étaient généralement visibles sur les radiographies pulmonaires après 10 à 12 jours, alors que les patients étaient déjà en quarantaine à domicile en raison d’une aggravation de leur état.

Les modifications pulmonaires les plus fréquemment observées sur les radiographies comprennent la consolidation (accumulation de liquide dans les alvéoles), l’opacité en verre dépoli et la présence d’ombres nodulaires, touchant principalement les zones périphériques et inférieures des poumons.

À ce stade, les sociétés médicales s’efforcent d’établir des recommandations précises concernant l’imagerie. Bien que la TDM soit privilégiée, la radiographie pulmonaire peut être utile pour le tri des patients en quarantaine présentant des symptômes avancés. Elle présente l’avantage d’être plus facile à désinfecter que les équipements de TDM, et peut être réalisée avec le patient debout ou couché, y compris au chevet du patient grâce à des appareils mobiles.

L’utilisation de systèmes de radiographie mobiles, comme l’Ultisys 3.5 de Kiran, permet de réduire les risques de transmission virale en évitant le déplacement du patient vers la salle de TDM. De plus, l’intégration du système d’archivage et de communication d’images (PACS) facilite le stockage et le partage des données, limitant ainsi l’exposition du personnel médical.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.