Home Mondela photo qui a déclenché la nouvelle crise diplomatique entre la Colombie et le gouvernement Trump

la photo qui a déclenché la nouvelle crise diplomatique entre la Colombie et le gouvernement Trump

by Clara Dubois

Publié le 2025-11-10 21:44:00. Une photographie révélée par le magazine colombien Cambio, montrant un photomontage impliquant les présidents Gustavo Petro et Nicolás Maduro en tenue de prisonniers, a provoqué une nouvelle crise diplomatique entre Bogota et Washington. L’image, découverte dans le bureau d’un haut responsable de l’administration américaine, suscite des accusations de manipulation et d’ingérence.

  • La photo, qui semble avoir été réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle, représente Gustavo Petro et Nicolás Maduro vêtus de combinaisons orange de prisonniers.
  • James Blair, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche et ancien directeur politique de la campagne de Donald Trump, apparaît sur la photographie avec le document contenant le photomontage.
  • La Colombie envisage de rappeler son ambassadeur aux États-Unis pour des consultations, en réponse à cette affaire.

La tension entre la Colombie et les États-Unis s’intensifie avec la révélation d’une image troublante. Le magazine colombien Cambio a publié une photographie prise le 21 octobre dans le bureau ovale de la Maison Blanche, sur laquelle figure un photomontage représentant les présidents colombien Gustavo Petro et vénézuélien Nicolás Maduro en combinaison orange de prisonniers. L’image est accompagnée du titre « La doctrine Trump ».

Selon Cambio, le document détaille des étapes supposées pour la capture de Gustavo Petro, incluant la désignation d’autres cartels comme organisations terroristes et l’ouverture d’une enquête approfondie sur les campagnes de Petro et leur financement étranger. L’homme visible sur la photo, tenant le dossier contenant le photomontage, a été identifié comme James Blair, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche et ancien directeur politique de la campagne présidentielle de Donald Trump. On peut également apercevoir sur le document l’en-tête du sénateur républicain Bernie Moreno, d’origine colombienne et fervent allié de Trump, connu pour son opposition au président colombien.

Face à ce scandale, le ministère colombien des Affaires étrangères a envisagé de rappeler son ambassadeur aux États-Unis, Daniel García-Peña, pour des consultations. Mauricio Jaramillo, vice-chancelier colombien, a confirmé cette décision, évoquant la gravité des révélations faites dans la presse. Cependant, la ministre des Affaires étrangères, Rosa Yolanda Villavicencio, a précisé que l’ambassadeur pourrait être rappelé ou que des discussions directes pourraient avoir lieu, soulignant la volonté de maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, malgré les divergences.

Le président Petro a réagi avec virulence à ces révélations, dénonçant un manque total de respect envers le peuple colombien. S’exprimant lors d’une cérémonie de pardon, il a déclaré : Ils nous montrent dans un magazine en costume orange… ils veulent éliminer cette alternative populaire et l’empêcher de gagner à nouveau aux élections de 2026 et ils veulent le faire avec violence. Sur son compte X, il a également accusé l’administration Trump de chercher à détruire le gouvernement colombien simplement parce qu’il est progressiste.

Le sous-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, a minimisé l’importance de la photo, affirmant que le président Petro se décrit comme un nouveau Bolivar, ce qu’il n’est évidemment pas. Il a également accusé Petro d’utiliser sa position pour critiquer les États-Unis et accroître sa popularité, affirmant que cela conduirait à la misère au lieu de la prospérité.

Cette controverse s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Bogota et Washington. En janvier, les deux dirigeants s’étaient déjà disputés au sujet du retour des migrants colombiens expulsés des États-Unis. Plus récemment, des attaques américaines contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique ont exacerbé les relations. La Maison Blanche a même qualifié Gustavo Petro de chef du trafic de drogue et l’a ajouté à la liste Clinton des personnalités sanctionnées pour leurs liens avec le narcotrafic.

Le gouvernement colombien dénonce des attaques à caractère politique, qu’il attribue au refus de Gustavo Petro de se soumettre à une politique ultra-conservatrice.

Avec les médias locaux et EFE

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.