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La police dément un mandat d’arrêt contre J. Ngobese et Xolani Zuma

Le mouvement March and March a affirmé qu'un mandat d'arrêt avait été émis à l'encontre de sa fondatrice Jacinta Ngobese-Zuma et de Xolani Zuma, une annonce rapidement démentie…

La police dément un mandat d'arrêt contre J. Ngobese et Xolani Zuma

Le mouvement March and March a affirmé qu’un mandat d’arrêt avait été émis à l’encontre de sa fondatrice Jacinta Ngobese-Zuma et de Xolani Zuma, une annonce rapidement démentie par la police et les autorités judiciaires sud-africaines à Durban.

L’actualité politique et judiciaire sud-africaine a été dominée par une vive polémique autour de la situation des figures de proue du mouvement March and March. Le mouvement a déclaré publiquement qu’un mandat d’arrêt visait sa dirigeante, Mrs Jacinta MaNgobese Zuma, ainsi que l’acting CEO du SA First Forum, Mr Xolani Zuma. Selon les affirmations de l’organisation, cette procédure devait s’exécuter au plus tard le vendredi 16 octobre 2026, sur fond de pressions exercées à l’approche des élections locales prévues le 4 novembre.

Le démenti formel de la police et du parquet général

Face à ces déclarations relayées dans les médias, les autorités compétentes ont réagi avec fermeté pour écarter toute ambiguïté. Le colonel Robert Netshiunda, porte-parole de la police du KwaZulu-Natal, a indiqué qu’il n’y a aucune trace d’un dossier ouvert à l’encontre du couple. Les services de police ont qualifié ces bruits de infondés tout en appelant les organisateurs de manifestations à faire preuve de responsabilité pour éviter de semer la panique au sein de la population.

🔴MANDATS D'ARRÊT ÉMIS ?! 🚨 Xolani Zuma et Jacinta Ngobese Zuma – Prêtes à se rendre !

De son côté, l’Autorité nationale pour les poursuites judiciaires a rejeté catégoriquement l’existence d’une telle mesure coercitive. Kaizer Kganyago, porte-parole national du parquet, a rappelé que l’institution prend des décisions indépendantes et impartiales, dictées exclusivement par la Constitution, les lois en vigueur et les éléments factuels du dossier. Dans une déclaration officielle transmise par voie de presse, le parquet a insisté sur son mode de fonctionnement.

Kaizer Kganyago a déclaré selon News24 que le NPA tient à démentir catégoriquement qu’un quelconque mandat d’arrêt a été émis et qu’il ne reçoit d’instructions ni des partis politiques, ni des titulaires de charges publiques, ni de quiconque dans l’exercice de sa fonction de poursuite.

La police dément un mandat d'arrêt contre J. Ngobese et Xolani Zuma
Photo : News24

Le parquet a précisé par ailleurs qu’il ne formule habituellement aucun commentaire sur les opérations ou les enquêtes en cours avant la fin des procédures légales. L’organisation a souligné qu’aucun ordre n’est accepté de la part de partis politiques ou de personnalités publiques.

Les tensions autour de la politique d’immigration et des manifestations

Cette confrontation verbale s’inscrit dans un climat social particulièrement tendu autour de la question des ressortissants étrangers en situation irrégulière. Le mouvement March and March s’est imposé comme un acteur influent dans le débat public en organisant des rassemblements pour exiger un renforcement des contrôles aux frontières, l’expulsion des sans-papiers et une priorité accordée aux citoyens sud-africains dans les petits commerces de township.

(Crise migratoire) Mandat d'arrêt contre Jacinta Ngobese Zuma (Asile)‼️ Étrangers illégaux, ANC, …

Les revendications du groupe incluent également le déploiement de la Force de défense nationale sud-africaine dans les zones touchées par l’exploitation minière illégale à travers plusieurs provinces, ainsi que la modification de la législation pour permettre à l’Autorité de gestion des frontières d’intervenir à l’intérieur du pays. Le mouvement réclame en outre que l’immigration clandestine soit déclarée catastrophe nationale.

Les tensions ont culminé lorsque dix-neuf individus liés ou associés au mouvement ont comparu devant le tribunal de première instance de Durban, poursuivis pour des charges de violence publique et d’incitation à commettre des actes répréhensibles. Parmi les personnes arrêtées figurent trois membres identifiés comme Wandile « Method » Nsibande, Sphelele Magolide Shinga et Malizo Dzanibe, interpellés à l’issue de rassemblements menés près du bureau de réception des réfugiés de Durban.

La police dément un mandat d'arrêt contre J. Ngobese et Xolani Zuma
Photo : IOL

Le calendrier des actions et des échéances électorales

Les responsables du mouvement soutiennent que les annonces d’interpellations visent à affaiblir leur mobilisation à l’approche du scrutin local du 4 novembre. Sandile Dube, porte-parole national de la structure, a affirmé que l’organisation maintiendra ses marches pacifiques pour faire pression sur l’exécutif en matière de sécurité frontalière et de lutte contre la corruption. Malgré les démentis officiels de la police et du parquet, le mouvement persiste à dire que les pressions politiques s’exercent pour perturber ses activités civiques.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.