Une manifestation de 500 à 600 personnes a dégénéré en émeutes à Bruxelles ce samedi, poussant la police à déployer des canons à eau et du gaz lacrymogène après des affrontements sur l’esplanade de l’Europe et dans les rues d’Anderlecht.
Le déroulement des affrontements de Bruxelles-Central à Bruxelles-Midi
La tension est montée d’un cran ce samedi matin dans la capitale belge. Quelque 500 à 600 manifestants aux revendications diverses ont arpenté le bitume entre la gare Centrale et la gare du Midi. Le cortège a atteint l’esplanade de l’Europe vers midi, moment où les forces de l’ordre ont bloqué les issues pour contenir le groupe.
Le rassemblement initial s’était formé vers 10h00 aux abords de la gare Centrale, regroupant une centaine de jeunes qui scandaient des slogans antifascistes — les participants semblant principalement être des manifestants antifascistes plutôt que des élèves de l’enseignement francophone —, dont certains portaient des cagoules et des vêtements noirs, signalés par la journaliste Océane Vermeiren pour RTL Info. La police bruxelloise était présente en nombre et avait déjà procédé au contrôle et à la fouille de plusieurs personnes, ajoute RTL Info.
Poursuites et interpellations dans les rues d’Anderlecht
Dans l’après-midi, la situation s’est transformée en une course-poursuite à travers les environs de la gare du Midi et les rues de la commune d’Anderlecht. Après plusieurs charges des forces de l’ordre, la majeure partie des protestataires s’est repliée vers la place Victor Horta et la rue des Vétérinaires. Des vélos et des trottinettes en libre-service ont été incendiés ou utilisés pour former des barrages de fortune, sans qu’aucun dégât matériel plus grave ne soit déploré, ainsi que l’indique le rapport de terrain publié par BX1.
Le jeu du chat et de la souris s’est achevé lorsque la police bruxelleoise a intercepté le groupe au niveau du square Albert Ier. Des agents armés ont encerclé plusieurs poches de manifestants, extrayant des individus au compte-gouttes pour procéder à des interpellations ciblées.

Le contexte des tensions et la situation à Liège
Ce nouveau débordement fait suite aux échauffourées survenues le 9 octobre dernier, lorsque des jeunes et la police s’étaient déjà affrontés en marge de la manifestation syndicale, d’après les rappels chronologiques fournis par RTL Info. Si la mobilisation bruxelloise a rapidement viré à l’émeute — amenant certains à qualifier les lieux de « zone de guerre » ou à estimer que « plus personne ne sait respirer », selon Sudinfo —, un autre rassemblement s’est tenu simultanément à Liège. Là-bas, selon le journaliste Florent Vanden Bergh présent sur place pour RTL Info, la situation restait très calme pour le moment et le cortège se dirigeait vers le centre-ville sous l’œil des équipes sur place.