À trois semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, la popularité du président Donald Trump chute spectaculairement en raison de l’inflation persistante et de controverses de politique étrangère. Les sondages annoncent des gains majeurs pour les démocrates, menaçant la majorité républicaine au Congrès.
À New York, des associations distribuent des fruits et des légumes dans les parcs de Manhattan face à la détresse financière d’habitants frappés par l’inflation. Les ménages new-yorkais ont vu leurs dépenses annuelles augmenter en moyenne de 2 000 dollars sous la présidence de Donald Trump.
Les sondages alarmants et le désaveu de l’électorat républicain
Les indicateurs politiques s’amoncellent contre le camp conservateur à moins d’un mois des urnes. Selon les données compilées par l’agrégateur de Nate Silver et relayées par la presse, la cote de popularité du locataire de la Maison-Blanche glisse autour de 30 % d’opinions favorables d’après l’analyse de l’Opinion. Un sondage Reuters/Ipsos indique que 78 % des adultes imputent directement la cherté de la vie à la politique présidentielle.
Face à ce rejet massif, de nombreux candidats républicains tentent de s’affranchir de l’image encombrante du chef de l’État. Dans le Minnesota, la candidate au Sénat Michele Tafoya a explicitement pris ses distances dans sa publicité de campagne, affirmant vouloir défendre les intérêts de son État plutôt que de suivre aveuglément le mouvement MAGA. Les réunions publiques de Donald Trump, autrefois tenues dans des stades combles à l’instar de son meeting historique à Mobile en Alabama, se déroulent désormais dans des arénas au public clairsemé.
La politique internationale et la crise du diesel russe
Les initiatives diplomatiques et militaires de Washington sur la scène internationale s’attirent de vives critiques de toutes parts.
Des sénateurs des deux partis ont publié un communiqué commun pour dénoncer ce revirement, tandis que les frappes ukrainiennes et les tensions persistantes au Moyen-Orient continuent de maintenir les cours à des niveaux élevés.
Sa politique internationale est particulièrement mauvaise, et on doit l’arrêter ! Toute cette agression du Venezuela à Cuba, déclencher une guerre en Iran. Tout cela doit cesser.
Le risque d’une cohabitation bloquée et d’enquêtes parlementaires
Les projections électorales du modèle Decision Desk HQ, publiées par Rezo Nòdwès, attribuent aux démocrates 56 % de chances de s’emparer du Sénat avec 51 sièges prévus, et 77 % de chances de décrocher la Chambre des représentants avec 235 sièges. Interrogé à Washington sur les difficultés de son parti, le président a concédé que la conservation des deux chambres s’annonçait ardue.

Une défaite républicaine paralyserait l’agenda législatif du pouvoir exécutif. Le camp démocrate se prépare déjà à lancer des enquêtes sur l’administration selon les informations révélées par le Financial Times. Le député Robert Garcia, pressenti pour diriger la commission de surveillance de la Chambre, entend examiner les activités financières de la famille Trump, les contrats militaires de fonds d’investissement liés à Donald Trump Jr., ainsi que les rôles d’Elon Musk à la tête du DOGE et de la police de l’immigration ICE.