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La Maison-Blanche exige la démission de l’ambassadrice Kimberly Guilfoyle

La Maison-Blanche a exigé la démission de l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, le mardi 13 octobre 2026, à la suite d'une série d'enquêtes de presse…

La Maison-Blanche exige la démission de l'ambassadrice Kimberly Guilfoyle

La Maison-Blanche a exigé la démission de l’ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, le mardi 13 octobre 2026, à la suite d’une série d’enquêtes de presse révélant des conflits d’intérêts et des demandes financières controversées auprès de donateurs politiques.

Nous avons demandé à l’ambassadrice Guilfoyle de démissionner, a déclaré la porte-parole. De son côté, le président Donald Trump a commenté la décision en affirmant qu’elle faisait du bon travail, mais que ce qu’on lisait ne nous a pas plu d’après les déclarations rapportées par la presse.

La Maison-Blanche exige la démission de l'ambassadrice Kimberly Guilfoyle
Photo : Yahoo Actualités

Le parcours de la diplomate et les déclarations de 2015

Âgée de 57 ans et née à San Francisco, l’ancienne procureure en Californie fut longtemps employée par la chaîne de télévision Fox News, où elle anima notamment l’émission politique conservatrice « The Fivede 2011 à 2018. Avant de devenir une figure influente du mouvement trumpisteMake America Great Again », elle avait été mariée de 2001 à 2006 à Gavin Newsom, alors superviseur de San Francisco puis maire, devenu depuis gouverneur démocrate de Californie, avant d’être fiancée à Donald Trump Jr., le fils aîné du président. Nommée ambassadrice en décembre 2024, elle était arrivée à Athènes près d’un an plus tard, en novembre 2025. Dès son arrivée, la presse people grecque s’est emparée de sa présence, tandis que les médias locaux ont ressorti des déclarations qu’elle avait tenues en 2015, qualifiant les Grecs de « profiteurs » qu’il fallait punir « comme un chien qui fait pipi sur le tapis ».

Les messages textuels et la dette de carte de crédit

La chute de la diplomate fait suite à des révélations publiées par le Wall Street Journal. Le quotidien américain a diffusé des captures d’écran de messages textuels montrant que Kimberly Guilfoyle avait sollicité un riche donateur républicain, Eric Deters, pour éponger une dette personnelle de 100 000 dollars sur sa carte de crédit au moment où son dossier de confirmation avançait. Les échanges sur la messagerie Signal comprenaient notamment cette instruction directe : Chéri, j’ai besoin que tu me fasses cela aujourd’hui, assortie du conseil selon lequel cela ne se verra pas si tu vires l’argent à American Express d’après les documents publiés par le journal.

U.S. Ambassador to Greece Kimberly Guilfoyle resigns

Les avocats de l’ancienne ambassadrice ont par la suite contesté l’authenticité des messages et soutenu que la somme correspondait à des services antérieurs impayés d’après les précisions apportées à Associated Press.

Enquête de l’inspecteur général et voyages luxueux en Grèce

Les investigations journalistiques ont également pointé des séjours somptueux et des cadeaux de la part d’hommes d’affaires grecs. Le Wall Street Journal a notamment fait état d’enregistrements audio dans lesquels la diplomate se vantait de voyages luxueux selon les comptes rendus de presse. D’autres reportages ont mentionné un déplacement à Gstaad avec l’armateur Nikolas Tsakos et des critiques concernant des fréquentations influentes dans le secteur énergétique d’après les publications spécialisées.

L'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, prend la parole lors d'une cérémonie d'inauguration à la
Photo : Noovo Info

Ces allégations sont fausses, et j’ai l’intention de défendre vigoureusement mon honneur, ma réputation et mon intégrité.

Kimberly Guilfoyle, ancienne ambassadrice des États-Unis en Grèce, via son compte personnel sur le réseau social X

La réaction politique à Athènes et la position du gouvernement grec

À Athènes, cette éviction soudaine a provoqué une confrontation au sein de la classe politique. Dimitris Mantzos, responsable des affaires étrangères pour le parti socialiste d’opposition Pasok, a interpellé le gouvernement conservateur pour obtenir des explications lors d’une intervention publique le mercredi 14 octobre 2026, soulignant qu’elle « avait un rôle de médiation ou de promotion d’intérêts économiques bénéficiant d’un accès privilégié, notamment dans le secteur de l’énergie ». L’opposition a reproché à l’exécutif de s’être abstenu d’exiger des éclaircissements sur de possibles ingérences dans la vie politique et le secteur énergétique grec au cours du mandat de 339 jours de l’ambassadrice selon la couverture de la presse locale.

En réponse, le vice-président du gouvernement grec, Kostis Hadzidakis, a affirmé lors d’un entretien télévisé que cette destitution constituait une affaire des États-Unis et qu’elle n’affecte pas les relations gréco-américaines selon ses déclarations à la chaîne Ertnews. La controverse éclate alors que la diplomatie américaine continue de s’appuyer sur la position stratégique de la Grèce et ses terminaux GNL pour acheminer le gaz vers les Balkans d’après les analyses économiques de la région.

La Maison-Blanche exige la démission de l'ambassadrice Kimberly Guilfoyle
Photo : Le Devoir

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.