Publié le 26 octobre 2025 11h10. Une alimentation équilibrée pourrait significativement réduire les risques de décès liés à la sédentarité chez les personnes ayant survécu à un cancer, selon une étude récente. Cette recherche souligne l’importance de la nutrition pour contrer les effets néfastes d’un mode de vie trop peu actif.
- Les survivants du cancer qui passent plus de huit heures par jour assis présentent un risque de mortalité accru.
- Une alimentation de mauvaise qualité amplifie considérablement ce risque, doublant presque la probabilité de décès toutes causes confondues, et plus particulièrement lié au cancer.
- Une alimentation saine semble atténuer les effets négatifs de la sédentarité sur la longévité.
Une nouvelle étude, basée sur l’analyse des données de près de 2 734 adultes survivants du cancer, révèle un lien étroit entre le temps passé assis et le risque de mortalité. Les chercheurs ont utilisé des modèles statistiques sophistiqués, les modèles de risque proportionnel de Cox, pour évaluer l’interaction entre la durée de la position assise et la qualité de l’alimentation sur la survie des participants.
L’enquête nationale sur la santé et la nutrition (2007-2018) a fourni les données nécessaires à cette analyse approfondie. Les résultats indiquent que les personnes restant assises pendant au moins huit heures par jour présentent des taux de mortalité significativement plus élevés, que ce soit pour toutes les causes ou spécifiquement liées au cancer. Ce risque est particulièrement marqué chez les individus ayant une alimentation de mauvaise qualité, définie par un score inférieur à 60 sur l’indice de consommation saine (HEI-2015).
En revanche, l’étude met en évidence un effet protecteur de l’alimentation. Les survivants du cancer qui maintiennent une alimentation saine ne présentent pas d’augmentation statistiquement significative du risque de mortalité, même en cas de sédentarité prolongée. Les chercheurs suggèrent que la qualité nutritionnelle agit comme un facteur d’atténuation, compensant en partie les effets délétères d’un mode de vie sédentaire sur la longévité.
Ces découvertes ont des implications importantes pour la prise en charge des survivants du cancer. Elles suggèrent qu’améliorer la qualité de l’alimentation pourrait être une stratégie efficace pour réduire les risques de mortalité liés au mode de vie. Encourager les patients à adopter des habitudes alimentaires équilibrées et riches en nutriments pourrait aider à contrer les périodes d’inactivité, notamment pour ceux ayant une mobilité réduite ou exerçant des professions sédentaires.
Référence : Wang G et al. Une alimentation saine atténue l’association entre une position assise prolongée et le risque de mortalité chez les survivants du cancer. Nutr J. 2025;24:164.
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