Publié le 2024-02-29. Face à la progression de la maladie d’Alzheimer, une pathologie neurodégénérative touchant des millions de personnes, la préservation de la mémoire devient un enjeu de santé publique majeur. Des activités simples, intégrées à la vie quotidienne, peuvent contribuer à prévenir le déclin cognitif avant l’apparition des premiers symptômes.
La détection précoce est cruciale, mais la prévention l’est encore davantage. En Espagne, on estime à environ 800 000 le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, avec 40 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, selon la Société espagnole de neurologie.
L’Association Alzheimer, organisation de référence dans la recherche et l’accompagnement des patients, a identifié le premier signe d’alerte de la maladie : l’oubli des informations récemment acquises. « Les patients oublient d’abord les informations nouvellement apprises », explique l’association. Ce symptôme s’accompagne souvent d’une dépendance croissante à des aides externes, telles que des notes, des rappels électroniques ou l’assistance de proches pour les tâches quotidiennes.
Au-delà de cet oubli initial, neuf autres signes peuvent signaler le développement de la maladie, notamment une désorientation, des difficultés de jugement et des changements de personnalité.
Des chercheurs de Harvard et d’autres études scientifiques récentes convergent vers une recommandation : adopter dès le plus jeune âge des habitudes renforçant la mémoire pour améliorer la qualité de vie, en particulier après 60 ans.
Sudoku et marche : des alliés surprenants pour la mémoire
Une étude publiée en 2020, intitulée Rôle du cortex préfrontal pendant la tâche Sudoku, a démontré que la résolution de sudokus active le cortex préfrontal, zone du cerveau responsable de la prise de décision et de la résolution de problèmes. Cette activité stimule la concentration, la logique et la mémoire, faisant du sudoku un outil précieux pour entretenir ses capacités cognitives.
Par ailleurs, des scientifiques de Harvard ont confirmé que la marche régulière a un impact positif sur la santé cognitive. Pratiquer une marche modérée en extérieur améliore la circulation de l’oxygène vers le cerveau, réduit le stress – un facteur de risque majeur du déclin cognitif – et renforce les connexions neuronales.
« Se fixer un objectif de 150 minutes de marche par semaine, comme un traitement prescrit, peut faire une différence significative »
Dr Scott McGinnis, professeur agrégé de neurologie à la Harvard Medical School
Quelles autres activités pour prévenir la maladie d’Alzheimer ?
En complément du sudoku et de la marche, les spécialistes recommandent d’intégrer à sa routine quotidienne :
- La lecture de livres ou d’articles intéressants
- La résolution de mots croisés
- L’apprentissage de nouvelles compétences ou langues
- Le maintien d’une vie sociale active
- Un sommeil d’au moins 7 heures par nuit
- Une alimentation équilibrée, de type méditerranéen
Ces actions contribuent non seulement à améliorer la qualité de vie, mais aussi à construire une « réserve cognitive » capable de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou d’atténuer ses effets.