Publié le 2024-02-29 10:15:00. L’hypertension artérielle, longtemps considérée comme un problème de santé affectant principalement les adultes, gagne du terrain chez les enfants et les adolescents à l’échelle mondiale. Une étude récente révèle une augmentation significative de sa prévalence au cours des deux dernières décennies, soulignant l’urgence d’une meilleure surveillance et de stratégies de prévention.
- La prévalence moyenne de l’hypertension artérielle chez les jeunes de moins de 19 ans s’élève à 4,28 % selon les mesures prises en consultation.
- Ce chiffre a presque doublé entre 2000 et 2020, passant de 3,4 % à 6,53 % chez les garçons et de 3,025 % à 5,82 % chez les filles.
- L’obésité et le surpoids sont identifiés comme des facteurs de risque majeurs.
L’hypertension pédiatrique, bien que souvent méconnue, constitue un véritable problème de santé publique, selon une étude publiée dans The Lancet Santé des enfants et des adolescents. Les chercheurs ont analysé les données de près de 444 000 jeunes (443 914 garçons et filles) issus de 21 pays différents, en se basant sur des mesures de pression artérielle réalisées en consultation médicale et, dans certains cas, par des dispositifs de surveillance ambulatoire.
Les résultats indiquent que la prévalence de l’hypertension augmente avec l’âge, atteignant un pic vers l’âge de 14 ans. L’étude met en évidence une tendance alarmante : entre 2000 et 2020, la proportion de jeunes souffrant d’hypertension a presque doublé, tant chez les garçons que chez les filles. Lorsque les diagnostics sont basés sur une combinaison de mesures cliniques et ambulatoires, la prévalence avoisine les 7 %.
Les auteurs de l’étude soulignent le lien étroit entre l’hypertension pédiatrique et des facteurs de risque tels que l’obésité et le surpoids. Ils insistent également sur la nécessité d’harmoniser les critères de diagnostic et les méthodes de mesure de la pression artérielle afin d’obtenir des données plus fiables et comparables à l’échelle internationale. Une meilleure identification précoce de l’hypertension chez les jeunes permettrait une intervention plus rapide et pourrait contribuer à prévenir des complications cardiovasculaires à long terme.