Une nouvelle forme de radiothérapie, moins contraignante pour les patients, pourrait réduire significativement le risque de récidive après une chirurgie du cancer de la prostate. Les résultats prometteurs d’une étude de phase 2 présentés lors du congrès annuel de l’American Society for Radiation Oncology (ASTRO) en 2025 ouvrent la voie à une approche thérapeutique plus douce et tout aussi efficace.
Le cancer de la prostate est malheureusement connu pour son potentiel de récidive, même après une ablation chirurgicale. La radiothérapie post-opératoire est souvent prescrite pour prévenir ce risque, mais les traitements conventionnels impliquent des séances quotidiennes à l’hôpital pendant plusieurs semaines, ce qui représente un fardeau important pour les patients. La radiothérapie stéréotaxique corporelle (SBRT), étudiée dans le cadre de l’essai clinique « SCIMITAR », offre une alternative plus concentrée et moins longue.
Des chercheurs de l’UCLA et de l’Université de Californie du Sud ont suivi 100 hommes ayant subi une prostatectomie radicale. La SBRT, administrée en seulement cinq séances sur dix jours, s’est avérée prometteuse. Après un suivi de quatre ans et demi, 60 % des patients n’ont présenté aucune récidive biochimique – c’est-à-dire, aucun signe de cancer ou augmentation de l’antigène prostatique spécifique (PSA) – et n’ont eu besoin d’aucun traitement hormonal complémentaire.
L’étude a révélé que les patients n’ayant pas reçu d’hormonothérapie après la SBRT avaient un risque de récidive inférieur à celui des patients ayant bénéficié d’une radiothérapie conventionnelle. Les effets secondaires observés étaient principalement gastro-intestinaux et urinaires. L’utilisation d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour guider le rayonnement pourrait contribuer à minimiser les troubles urinaires.
« Ces résultats suggèrent que la SBRT pourrait constituer une option thérapeutique efficace pour réduire le risque de récidive après une chirurgie du cancer de la prostate », concluent les chercheurs. Cette approche pourrait améliorer significativement la qualité de vie des patients tout en maintenant un contrôle efficace de la maladie.
