La rage progresse rapidement dans le Centre-du-Québec et la Montérégie, poussant les autorités de santé publique à émettre des avertissements urgents. Des opérations de vaccination massive des animaux sauvages sont en cours pour freiner l’épidémie et protéger les zones densément peuplées de la couronne sud de Montréal.
Expansion de la menace vers le Centre-du-Québec et la Montérégie
L’inquiétude grandit chez les autorités sanitaires alors que la maladie gagne du terrain plus vite que prévu. Selon Radio-Canada, 21 municipalités du Centre-du-Québec, incluant les MRC de Drummond et de Nicolet-Yamaska, sont désormais classées à risque élevé en raison de la présence confirmée de mammifères infectés. Cette progression vers le nord et l’est inquiète particulièrement les responsables de la santé publique. Le Dr David-Martin Milot a souligné la rapidité de la situation lors d’un point de presse, notant que la proximité avec des centres urbains comme Saint-Jean-sur-Richelieu et la Rive-Sud de Montréal augmente les risques d’exposition pour la population.La vitesse de la hausse dans cette situation-ci est particulièrement élevée, ce qui fait qu’il y a des stratégies mises de l’avant de façon plus urgente.

L’opération de vaccination par capture et relâcher

- Territoire couvert : 750 km²
- Équipes en action : 25 binômes
- Méthode : Utilisation de cages avec leurres et identification par bague à l’oreille
- Cibles : Ratons laveurs et mouffettes
Signes d’infection et protocole d’urgence pour les humains
La rage est une maladie mortelle dès l’apparition des premiers symptômes. Les autorités rappellent qu’un animal peut paraître en bonne santé tout en étant porteur du virus. La Dre Alex-Ann Mathieu a précisé que l’augmentation du nombre d’animaux infectés accroît directement le risque de présence de porteurs dans les jardins et les parcs résidentiels. Pour identifier un animal suspect, la Dre Caroline Marcoux-Huard, médecin de famille à la Direction de la santé publique régionale, recommande de surveiller certains comportements anormaux.On va parler d’une espèce de paralysie, donc on peut voir que l’animal va boiter. Une hypersalivation, de la salive qui sort de la gueule […] Mais au-delà de tout ça, même à la base, un animal qui s’approche de notre domicile.
- Laver immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant 10 à 15 minutes.
- Contacter le 811 pour évaluer les risques.
- Consulter un professionnel de la santé sans délai pour une prophylaxie postexposition (vaccin administré en 4 à 5 doses sur deux semaines).
Les défis de la prévention de masse
Malgré la dangerosité de la maladie, la Direction de la santé publique a écarté la possibilité d’une vaccination préventive pour l’ensemble de la population humaine. Le Dr Milot justifie cette décision par les coûts extrêmement élevés que cela représenterait et par la résistance potentielle de certains citoyens à ce type de protocole. Le contexte historique rappelle la vigilance nécessaire. Si le dernier cas de rage humaine au Québec remonte à l’an 2000, un cas a été recensé en Ontario en 2024. La stratégie actuelle repose donc sur l’évitement strict de tout contact avec la faune sauvage, qu’elle semble active ou léthargique. Pour toute question relative à une exposition potentielle, consultez un professionnel de la santé.Find more reporting in our Santé section.

