Alain Astruc, maire de Peyre-en-Aubrac, a été réélu à l’unanimité à la présidence du SDEE de la Lozère le 16 juin 2026 à Mende. Ce second mandat suit un renouvellement de près de la moitié du comité syndical, consolidant la direction de l’organisme après les élections municipales de mars dernier.
Un second mandat sous le signe de la résilience
Photo: sdee-lozere.fr
La séance d’installation du comité syndical du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement (SDEE) s’est tenue à l’espace événements de Mende, marquant une étape clé pour la gouvernance énergétique du département. Selon les informations rapportées par Midilibre, Alain Astruc a été reconduit pour un nouveau mandat à la tête de l’institution.
Le président sortant a tenu à souligner la difficulté de la période écoulée, évoquant un parcours marqué par la pandémie de Covid-19 et une succession de crises internationales ayant impacté directement le secteur de l’énergie.
Alain Astruc, via Midilibre
Au-delà des défis politiques et économiques, le président a exprimé sa reconnaissance envers les services de l’organisation.
Alain Astruc, via Midilibre
La mutualisation, moteur essentiel des territoires ruraux
Photo: lalozerenouvelle.com
Le SDEE joue un rôle de pivot pour le développement local en regroupant 152 communes de la Lozère ainsi que 8 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) spécialisés dans la gestion des déchets. Pour Alain Astruc, cette structure est un outil de mutualisation indispensable dans un territoire rural où les ressources humaines et financières sont structurellement limitées.
Cette capacité de regroupement permet aux plus petites collectivités de bénéficier d’un accompagnement technique, administratif et financier de proximité. Lors de la dernière assemblée, une situation financière saine du syndicat a été mise en avant, malgré les incertitudes liées aux réformes fiscales sur l’électricité et les déchets.
Le rapport d’activités 2025 présenté lors de la séance a détaillé les interventions du syndicat dans plusieurs domaines critiques :
Gestion des réseaux (électrification, éclairage public, eau et assainissement) ;
Mobilité (voirie communale et installation de bornes de recharge) ;
L’expertise technique au service du patrimoine de Lajo
SDEE de la Lozère
L’un des aspects saillants de l’action du SDEE réside dans sa capacité à mener des projets “clés en main” pour la valorisation du patrimoine local. Le syndicat a récemment finalisé le projet de mise en valeur de la chapelle Saint-Roch, située à Lajo.
Les travaux, réalisés intégralement “en régie” par les agents du syndicat, ont permis d’installer des systèmes d’éclairage adaptés tant pour l’extérieur que pour l’intérieur du site historique.
Détails de l’intervention
Spécificités techniques
Montant (HT)
Subvention SDEE
Mise en valeur extérieure
19 projecteurs (448 W)
19 792,11 €
30 %
Mise en valeur intérieure
12 projecteurs avec détecteurs
110 326,50 €
30 %
Installation électrique
Coffret forain pour événements
6 793,11 €
–
Détail des coûts et subventions pour le projet de la chapelle Saint-Roch
Enjeux de transition et gestion des infrastructures
La gestion des infrastructures reste au cœur des débats territoriaux. Le syndicat doit notamment naviguer entre le développement des énergies renouvelables et la gestion complexe de certains sites. Si le SDEE a historiquement géré la station de ski du Mont-Lozère pendant 35 ans à partir de 1971, la compétence de gestion est aujourd’hui assurée par le SMAML.
Toutefois, des tensions subsistent concernant l’avenir de ce site. Un rapport de la Chambre Régionale des Comptes a souligné que le SMAML ne disposait pas des ressources nécessaires pour mener à bien le projet de reconversion du Mont-Lozère en station quatre-saisons, sollicitant ainsi l’appui du Conseil départemental.
Parallèlement, la transition énergétique se poursuit via des projets concrets, tels que les centrales photovoltaïques de Rédoundel et de La Tieule. Concernant cette dernière, Laurent Llinas, directeur général des services du SDEE, a précisé que sa production correspond approximativement à la consommation électrique domestique de 2 800 habitants.
Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.