Home SantéLa relation entre les traitements hormonaux substitutifs pour la ménopause et le cancer du sein

La relation entre les traitements hormonaux substitutifs pour la ménopause et le cancer du sein

by Sophie Martin

L’hormonothérapie substitutive (THS), largement prescrite pour atténuer les symptômes de la ménopause, est associée à un risque accru de cancer du sein, selon une récente analyse. Si elle peut améliorer significativement la qualité de vie de certaines femmes, une utilisation prudente et encadrée par un professionnel de santé est essentielle.

Toutes les formes de THS, à l’exception des œstrogènes administrés par voie vaginale, augmentent le risque de développer un cancer du sein. Ce risque s’accroît avec la durée du traitement, et peut doubler pour les femmes utilisant des préparations combinées œstrogènes-progestatifs pendant une période de cinq à 14 ans, indique le Groupe de collaboration sur les facteurs hormonaux dans le cancer du sein.

Cependant, l’étude « Code européen du cancer, 5e édition » révèle une nuance : chez les femmes obèses, l’utilisation d’une THS à base d’œstrogènes seuls ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein.

La THS consiste en l’administration d’œstrogènes, pour les femmes sans utérus, ou d’une combinaison d’œstrogènes et de progestatifs pour celles qui en ont un, explique le gynécologue José Manuel Pintado. Elle est généralement proposée pour soulager les bouffées de chaleur, les troubles de l’humeur et la sécheresse vaginale. Elle peut être administrée sous différentes formes : capsules orales, implants sous-cutanés, pommades, capsules vaginales, patchs ou onguents transdermiques, les patchs et la voie orale étant les plus couramment utilisés.

Malgré ces risques, la THS peut être une solution précieuse pour les femmes souffrant de symptômes de la ménopause particulièrement invalidants. Le rapport de l’ECAC5 recommande donc de ne recourir à la THS qu’après une consultation médicale approfondie et de limiter sa durée d’utilisation au strict nécessaire.

En ce qui concerne les contraceptifs hormonaux, le CEAC5 n’a pas formulé de recommandation générale concernant le risque.

Il est important de rappeler que la plupart des masses mammaires sont bénignes, c’est-à-dire non cancéreuses. Ces tumeurs ne se propagent pas au-delà du sein et ne mettent pas la vie en danger, bien que certains types de masses bénignes puissent augmenter le risque de cancer du sein. Le cancer du sein survient lorsque les cellules se développent de manière incontrôlée et peuvent se propager via le système sanguin ou lymphatique.

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