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la réponse d’une étude

by Sophie Martin

Publié le 20 novembre 2025 à 19h21. Une nouvelle étude de grande envergure révèle que l’activité physique pratiquée à l’âge adulte et plus tard dans la vie est associée à un risque considérablement réduit de démence, contrairement à ce que l’on pensait auparavant.

  • L’activité physique régulière à l’âge moyen (45-64 ans) diminue le risque de démence de 41 %.
  • Pratiquer une activité physique à la fin de la vie (65-88 ans) réduit ce risque de 45 %.
  • L’activité physique en début d’âge adulte (26-44 ans) ne semble pas avoir d’effet protecteur significatif.

Depuis longtemps, un mode de vie actif et la pratique régulière d’un sport sont considérés comme des facteurs de protection contre le déclin cognitif et, par conséquent, contre la démence. Cependant, les recherches antérieures se concentraient principalement sur les effets de l’activité physique chez les personnes âgées, plus susceptibles de développer cette maladie. Les études tentant d’évaluer l’impact préventif de l’exercice physique chez les jeunes adultes se basaient souvent sur des souvenirs rétrospectifs des participants, ce qui pouvait introduire des biais.

De nouvelles données, issues d’une vaste étude menée sur près de 4 290 participants de l’Étude cardiaque de Framingham – une étude de cohorte majeure sur les maladies cardiovasculaires lancée en 1948 auprès des habitants de Framingham, Massachusetts – apportent un éclairage nouveau. Plus de 5 000 adultes de plus de 30 ans ont été inscrits dès le lancement de l’étude, et en 1971, les chercheurs ont élargi la cohorte en incluant les enfants des participants initiaux et leurs conjoints. Au fil des ans, les participants ont été suivis régulièrement et interrogés sur leur niveau d’activité physique habituel.

Comment l’étude a été menée

Pour déterminer l’influence de l’activité physique sur le risque de démence, les participants ont été répartis en trois groupes en fonction de l’âge auquel leurs données d’activité physique ont été collectées : un groupe de 26 à 44 ans (début de l’âge adulte), un groupe de 45 à 64 ans (âge moyen) et un groupe de 65 à 88 ans (âge avancé).

Au cours de la période de suivi, 567 participants sur les 4 290 ont développé une démence. L’analyse des résultats a révélé des tendances particulièrement intéressantes concernant le lien entre l’activité physique et le risque de démence.

Résultats par tranche d’âge

L’étude a démontré que l’activité physique pratiquée au début de l’âge adulte (26-44 ans) n’était pas associée à une réduction du risque de démence. En revanche, des bénéfices significatifs ont été observés lorsque l’activité physique était maintenue à l’âge moyen et plus tard dans la vie. Les participants les plus actifs entre 45 et 64 ans présentaient un risque de démence inférieur de 41 %, tandis que ceux qui restaient actifs entre 65 et 88 ans voyaient ce risque diminuer de 45 %, par rapport aux participants des mêmes groupes ayant un niveau d’activité physique plus faible.

Les auteurs de l’étude soulignent qu’elle présente certaines limites, notamment le fait que les données sur l’activité physique étaient basées sur les déclarations des participants. Néanmoins, ces résultats constituent un point de départ précieux pour développer des programmes de prévention ciblés sur les tranches d’âge les plus vulnérables.

Pour en savoir plus sur les bienfaits de l’exercice sur la santé cardiovasculaire, vous pouvez consulter cet article publié sur The Conversation.

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