Publié le 18 octobre 2025 12h30. Arrivé à Liverpool avec l’étiquette de joueur à 136 millions d’euros, Florian Wirtz peine à justifier son prix et suscite des interrogations en Premier League, malgré les attentes élevées.
- Florian Wirtz, considéré comme un talent exceptionnel, a du mal à s’imposer à Liverpool après son transfert onéreux.
- Les critiques fusent, le jeune milieu de terrain étant moqué sur les réseaux sociaux pour son manque de buts et de passes décisives.
- Des experts s’interrogent sur son adaptation à la Premier League et évoquent une potentielle « taxe Bundesliga » affectant les joueurs allemands.
Arrivé cet été à Liverpool pour une somme avoisinant les 136 millions d’euros (environ 3,4 milliards de couronnes), Florian Wirtz était présenté comme l’un des futurs grands noms du football mondial. Sacré champion d’Allemagne avec Leverkusen au printemps dernier, le jeune milieu offensif était loué par Jürgen Klopp comme un talent unique. Pourtant, après deux mois sous ses nouvelles couleurs et sept matchs de Premier League disputés, l’Allemand peine à convaincre et à justifier son prix record.
L’adaptation à la Premier League s’avère plus difficile que prévu. Wirtz, qui avait rapidement brillé à Leverkusen, est désormais au centre de moqueries sur les réseaux sociaux, où il est ironiquement surnommé « Agent 007 » – zéro but, zéro passe décisive, sept matchs joués. Son physique, moins robuste que celui des joueurs anglais, et son manque d’agressivité dans les duels sont pointés du doigt.
Les médias britanniques s’interrogent sur l’investissement consenti par Liverpool. « Est-ce bien ce joueur à 136 millions d’euros que nous attendions ? » se demandent-ils. Uli Hoeness, ancien dirigeant du Bayern Munich, n’a pas manqué de piquer Liverpool, déclarant : « Nous sommes les vrais gagnants de ce mercato. Nous n’aurions certainement pas payé une telle somme pour lui. »
Karel Tvaroh, expert de Canal+ Sport et collaborateur de Seznam Zprávy, nuance cependant :
« Honnêtement, je m’attendais à de meilleures statistiques. Lors du Community Shield, la Supercoupe d’Angleterre, j’ai pensé qu’il reproduirait son jeu allemand, créatif et dominant au milieu de terrain. Mais cela ne s’est pas confirmé. »
L’entraîneur Arne Slot continue de lui faire confiance, titularisant Wirtz lors de cinq des sept premiers matchs de championnat. Les observateurs soulignent que le problème pourrait ne pas venir uniquement du joueur, mais aussi d’un manque d’équilibre dans l’équipe de Liverpool. Selon Seb Stafford-Bloor, journaliste pour The Athletic, « Liverpool est moins performante en tant qu’équipe que prévu. Wirtz a besoin d’un système pour s’épanouir, comme c’était le cas à Leverkusen. »
Cette situation relance le débat sur la « taxe Bundesliga », un phénomène supposé où les joueurs offensifs allemands éprouvent des difficultés à s’adapter à la Premier League. Des cas comme Timo Werner (Chelsea) et Kai Havertz (Chelsea) sont souvent cités en exemple. Stafford-Bloor tempère cette idée :
« Ce n’est pas une taxe de Bundesliga, c’est une taxe pour tout joueur venant d’un autre pays. La Premier League est devenue un championnat extrêmement compétitif, avec beaucoup de joueurs de qualité et d’entraîneurs talentueux. »
Tvaroh abonde dans ce sens :
« Le football anglais est plus rapide et plus physique, le niveau de l’adversaire est plus élevé. C’est la réalité du football moderne. »
Julian Nagelsmann, le sélectionneur de l’équipe nationale allemande, a exprimé sa confiance en Wirtz, estimant qu’il a besoin de temps pour s’acclimater à son nouvel environnement. Les supporters de Liverpool restent patients, espérant que le jeune milieu de terrain finira par trouver ses marques et justifier son prix. Un but ou une passe décisive lors du prochain match contre Manchester United pourrait bien changer la donne.
