Publié le 18 janvier 2026 à 20h05. La nouvelle série Star Trek : Starfleet Academy a fait son entrée remarquée sur Paramount+, suscitant à la fois l’enthousiasme des fans et un débat public inattendu, allant jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir aux États-Unis.
- La série a reçu des critiques généralement positives, obtenant une certification « Frais » sur Rotten Tomatoes avec un score de 87 %.
- Le lancement de la série a déclenché une vive réaction politique, avec des critiques virulentes sur les réseaux sociaux et des commentaires de personnalités publiques.
- La série a débuté en troisième position sur le service de streaming américain FlixPatrol et a atteint la première place en Italie.
Star Trek : Starfleet Academy, la nouvelle itération de la franchise culte, a officiellement débarqué sur Paramount+ le 15 janvier 2026. La série, qui suit le quotidien de jeunes cadets à l’Académie de Starfleet, a rapidement captivé l’attention des fans et de la critique, mais aussi celle de l’opinion publique, au-delà du simple divertissement.
Les premiers retours sont encourageants. La série a obtenu une certification « Frais » sur le site d’agrégation de critiques Rotten Tomatoes, affichant un score de 87 %. Ce résultat la place comme la deuxième meilleure première saison d’une série Star Trek en prise de vue réelle à l’ère du streaming, derrière Star Trek : Strange New Worlds et devant Star Trek : Picard et Star Trek : Discovery. Les critiques les plus élogieuses soulignent l’équilibre réussi entre l’hommage à l’univers Star Trek et une approche nouvelle et rafraîchissante. Selon les critiques regroupées sur Rotten Tomatoes, la série se distingue par ses personnages attachants et son intrigue prometteuse. Cependant, une voix discordante, celle de Ben Travers d’IndieWire, critique la tentative de séduire un public plus jeune, estimant que « presque tous les aspects du côté ‘jeune adulte’ de la série échouent ».
L’accueil critique positif se retrouve également dans la presse généraliste, avec des articles élogieux dans le Wall Street Journal, le Los Angeles Times, et le Globe and Mail. Certains critiques, comme Eric Deggans de NPR, se montrent plus prudents, la qualifiant de « collection prometteuse de personnages et d’intrigues qui ne font que préparer le terrain pour de futures réalisations, mais pas encore prêtes à prouver leur valeur au-delà des légendes de Kirk et Spock ». Le casting, et en particulier la performance d’Holly Hunter, sont unanimement salués. Graeme Virtue du Guardian la décrit comme « très amusante, notamment parce que l’Ake à l’esprit libre de Hunter ne ressemble à aucun autre capitaine de Trek ».
Au-delà des critiques, la série a également suscité une controverse politique inattendue. Des attaques virulentes ont émergé sur les réseaux sociaux, dénonçant une supposée « dérive woke » et un casting privilégiant la « diversité » au détriment de la qualité. Ces critiques ont pris une tournure particulièrement virulente avec l’intervention d’Elon Musk, qui a partagé sur sa plateforme X une vidéo de Holly Hunter, accompagnée de commentaires désobligeants sur son apparence et celle d’autres actrices. L’assistant du président de la Maison Blanche, Stephen Miller, a également relayé le message, qualifiant la série de « tragique » et suggérant que seul William Shatner pourrait « sauver la franchise » en prenant le contrôle créatif total.
Cette polémique a entraîné une vague de critiques négatives sur le site Rotten Tomatoes, où le score des utilisateurs a chuté à 43 % (en hausse par rapport à un point bas initial de 30 %). Cette réaction témoigne des difficultés persistantes à accepter l’évolution de Star Trek vers une plus grande inclusivité et une représentation plus diversifiée. Roberto Picardo, vétéran de Star Trek : Voyager, a défendu la série sur les réseaux sociaux, soulignant que le terme « woke » est souvent utilisé pour justifier des préjugés et du racisme. Il a également rappelé qu’une série de science-fiction des années 1990 avait déjà été qualifiée de « politiquement correcte » pour des raisons similaires.
Les premiers chiffres d’audience sont encourageants. La série a fait ses débuts à la troisième place du service de streaming américain FlixPatrol et a atteint la première place en Italie. L’épisode pilote, disponible gratuitement sur YouTube (aux États-Unis), a été visionné près de 140 000 fois en trois jours. Il faudra attendre dans quatre semaines pour connaître les chiffres officiels de Nielsen, qui permettront d’évaluer l’impact réel de la série sur l’audience. L’avenir de la série dépendra de sa capacité à maintenir son élan et à fidéliser son public, à l’instar de Star Trek : Strange New Worlds, dont la première saison avait connu un démarrage fort avant de connaître un déclin rapide.
Star Trek : Starfleet Academy est disponible sur Paramount+ depuis le 15 janvier 2026. Pour une durée limitée en janvier, les États-Unis peuvent regarder la première de la série gratuitement sur YouTube et sur Pluto TV.
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