À l’approche de la 31e Conférence des Nations unies sur les climatiques (COP31), qui se tiendra du 9 au 20 novembre à Antalya en Turquie, la délégation suisse entend se battre pour que les 197 États participants respectent leurs engagements et obtiennent des progrès concrets dans le cadre de l’Accord de Paris, selon les déclarations de l’ambassadeur suisse pour l’environnement Felix Wertli rapportées par l’agence Keystone-ATS et relayées par la RTS.
En Suisse, la situation se manifeste déjà par la disparition de 20 % de la masse glaciaire entre 2021 et 2026, comme le relèvent les experts. Face à ce constat alarmant, les auteurs des expertises appellent à un retour rapide sous le seuil critique : Pour limiter […] les dégâts liés à la perte de glace dans les régions polaires et montagneuses du globe […], les températures doivent être ramenées bien en dessous de 1,5 °C aussi rapidement que possible
, a expliqué James Kirkham, auteur principal de l’un des rapports cités par Sud Ouest.
L’ONU avertit en outre que même si les États tenaient leurs engagements actuels, la planète se dirigerait vers un réchauffement d’environ 2,6 °C d’ici 2100, d’après franceinfo.
L’un des rapports précise également qu’un dépassement de 2,8 °C qui se prolongerait au siècle prochain pourrait entraîner une augmentation du niveau des mers jusqu’à 5 cm par an d’ici 2150, contre 0,45 cm actuellement, menaçant gravement les populations et la stabilité des littoraux.
Berne demandera également que les pays riches — incluant Singapour, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis — apportent une aide financière accrue aux nations les plus vulnérables face aux bouleversements climatiques.

Malgré un dépassement probable et durable de l’objectif initial de l’Accord de Paris, les représentants officiels rappellent que le cadre multilatéral reste indispensable pour éviter des trajectoires encore plus destructrices, le monde se dirigeant vers un réchauffement d’environ 2,6 degrés d’ici la fin du siècle, rappelle la RTS.
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