L’essor économique des provinces du Sud du Maroc et la dynamique diplomatique autour de la question du Sahara ont fait l’objet d’une conférence-débat organisée à Lille, selon un rapport diffusé par Maroc Diplomatique.
Lors de cette rencontre organisée par le Consulat général du Maroc à Lille pour célébrer le premier anniversaire de la Fête de l’Unité et le 51e anniversaire de la Marche verte, le consul général Abdelkader Abidine a souligné que la question du Sahara marocain s’oriente vers un règlement définitif.
Il a rappelé le soutien de nombreux pays membres de l’ONU, saluant particulièrement la position de la France.

le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine
Abdelkader Abidine, Consul général du Maroc à Lille
Selon les analyses présentées lors de l’événement par le journaliste Alain Jourdan et la présidente de l’Observatoire international pour la paix, la démocratie et les droits de l’Homme de Genève, Aicha Duihi, la région bénéficie d’une séquence charnière marquée par les récentes évolutions au Conseil de sécurité de l’ONU, intervenue à la veille de l’expiration du mandat de la MINURSO.
La conférence-débat s’est déroulée en présence de représentants des autorités de la ville de Lille, des milieux économiques, associatifs et culturels, ainsi que des consuls honoraires et des membres de la communauté marocaine. L’événement s’est achevé avec une exposition d’artisanat et un hommage aux pionniers de l’immigration marocaine en France, en présence de la romancière Samira EL Ayachi.
Sur le plan économique, la transformation des provinces du Sud s’appuie sur le modèle de développement lancé sous la conduite du Roi Mohammed VI. Les investissements massifs engagés depuis 2015 ont vu les enveloppes budgétaires passer de 77 milliards à 85 milliards de dirhams, d’après les données rapportées par Le360.
Les trois régions concernées ont enregistré une croissance importante, portées par des chantiers d’envergure dans l’agriculture, la pêche maritime et les énergies renouvelables.
Le secteur agricole relève le défi de la rareté des ressources pour produire des cultures à forte valeur exportées à l’échelle mondiale, tandis que la pêche bénéficie d’infrastructures modernes et d’une valorisation accrue des richesses atlantiques à travers des unités industrielles de transformation.

À Dakhla et dans l’ensemble des territoires sahariens, la transition verte s’appuie sur le potentiel éolien et solaire, tout en préparant le terrain pour l’hydrogène vert. La programmation budgétaire 2027-2029 prolonge cet effort d’investissement dans les infrastructures économiques, la santé, l’enseignement supérieur et l’eau pour accompagner la croissance régionale.
Cette décentralisation vise à rapprocher les compétences exercées des citoyens et à structurer durablement l’environnement politique et économique des provinces méridionales, avec la perspective d’un parlement régional doté de représentants élus localement.