Publié le 2025-11-17 20:04:00. La vie luxueuse de Verónica Alcocer, épouse du président colombien Gustavo Petro, à Stockholm, suscite une vive polémique, notamment après la révélation de sanctions américaines la visant et au moment où la Colombie finalise l’achat d’avions de combat suédois.
- Verónica Alcocer réside à Stockholm depuis octobre et fréquente un cercle de personnalités fortunées.
- Elle a été incluse par les États-Unis sur une liste de personnes liées au narcotrafic, une décision que le président Petro a contestée.
- Des questions se posent quant au financement de son train de vie et à un possible lien avec l’acquisition d’avions Gripen par la Colombie.
La Première dame de Colombie, Verónica Alcocer, est au cœur d’une controverse grandissante. Le journal suédois L’Express a révélé ce week-end qu’elle mène une vie aisée à Stockholm depuis le mois d’octobre, côtoyant des hommes d’affaires millionnaires et des figures du monde du divertissement suédois. Elle fréquente des restaurants prisés du quartier de Stureplan et réside dans un appartement situé dans l’une des villes les plus chères d’Europe.
Cette situation intervient alors que Mme Alcocer a été sanctionnée par le Département du Trésor américain, qui l’a inscrite sur la liste dite Clinton, aux côtés du président Petro, pour des liens présumés avec le narcotrafic. Le président Petro a dénoncé ces sanctions comme étant motivées par des considérations politiques et a affirmé que sa relation avec Mme Alcocer était terminée depuis plusieurs années.
« Je vois l’extrême droite envieuse de Verónica, la mère de mes filles. Elle fait des conjectures calomnieuses comme toujours, ils lui ont déjà fait beaucoup de dégâts, des dégâts énormes, et elle n’est pas comme moi. C’est une femme libre, elle ne dépense pas un seul peso du trésor public. »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Selon L’Express, Mme Alcocer mène une vie « exclusive » en Suède, fréquentant notamment le club privé Noppes, prisé par la famille royale suédoise. Des photographies la montrent en compagnie de Kristofer Rucson, propriétaire de la marque de champagne suédoise Hatt et Söner, et d’Olof Larsson, propriétaire de Nymans Ur, une boutique de montres de luxe.
Mme Alcocer avait déjà effectué un voyage en Suède en juin 2024, accompagnant le président Petro lors d’une rencontre avec le roi Carl Gustav de Suède.
La presse colombienne s’interroge sur les sources de financement de ce train de vie, alors que Mme Alcocer ne perçoit pas de salaire en tant que Première dame. Une enquête menée par le média La Silla Vacía a révélé que les frais liés à la délégation de Mme Alcocer avaient coûté à l’État plus d’un milliard de pesos (environ 270 000 dollars américains) en un an et demi, couvrant les salaires d’un photographe, d’une maquilleuse, d’une costumière et d’une conseillère personnelle.
Parallèlement, des membres de l’opposition ont soulevé des questions quant à un possible lien entre le séjour de Mme Alcocer en Suède et l’accord conclu récemment par la Colombie pour l’acquisition de 17 avions de combat Gripen auprès de la Suède, pour un montant de 3,15 milliards d’euros (environ 13,6 milliards de pesos).
La Colombie et la Suède ont officialisé cette acquisition vendredi, saluée par les deux gouvernements. Le président Petro a souligné que ces avions, fabriqués par la société Saab, constituaient un « moyen de dissuasion pour parvenir à la paix ». Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a quant à lui accueilli « la famille Gripen » dans son pays, affirmant qu’il s’agissait de « l’un des meilleurs systèmes au monde ».
La candidate d’extrême droite Vicky Dávila a déclaré : « L’Express a révélé que « l’ex » de Petro vit comme une millionnaire. Avec quel argent ? N’oubliez pas que ce pays vient de conclure un accord d’un milliard de dollars avec la Colombie. Qu’est-ce que ce sera ? »
Le président Petro a nié que l’acquisition des avions Gripen impliquait des coûts supplémentaires imprévus, affirmant que les critiques de l’opposition étaient basées sur une méconnaissance du contrat, qui inclut la maintenance, les pièces de rechange et le transfert de technologie.
