Home SantéLa vitamine B12 protège le cerveau en vieillissant

La vitamine B12 protège le cerveau en vieillissant

by Sophie Martin

Publié le 4 janvier 2026 à 23h30. Une étude de longue haleine menée par l’Université de Boston révèle que des niveaux élevés de vitamine B12 pourraient significativement ralentir le déclin cognitif chez les personnes âgées, ouvrant la voie à une réévaluation des recommandations médicales.

  • Une analyse de la Framingham Heart Study démontre un lien entre des niveaux constants de vitamine B12 et une meilleure préservation des fonctions cognitives, notamment la mémoire, la planification et le langage.
  • Des analyses IRM suggèrent que des carences en vitamine B12, même légères, pourraient être associées à des dommages aux voies neuronales et à un risque accru de démence.
  • Les personnes âgées, celles souffrant de troubles gastro-intestinaux, les végétaliens et les végétariens sont particulièrement susceptibles de présenter des carences en vitamine B12.

Des chercheurs de l’Université de Boston ont mis en évidence l’importance cruciale de la vitamine B12 pour le maintien des capacités mentales avec l’âge. Leur analyse approfondie de la Framingham Heart Study, une étude de référence sur les maladies cardiovasculaires, révèle que des niveaux adéquats de cette vitamine pourraient jouer un rôle protecteur contre le déclin cognitif.

L’étude suggère que les normes médicales actuelles concernant la vitamine B12 pourraient être trop basses. Des données complémentaires provenant de l’Université de Californie indiquent que des déficits neurologiques peuvent apparaître même chez les personnes âgées dont les taux de vitamine B12 se situent dans la fourchette considérée comme normale. Ces déficits se traduisent par un ralentissement de la vitesse de réflexion et, plus inquiétant encore, par des lésions détectables par IRM des voies neuronales cérébrales, considérées comme des signes précurseurs de la démence.

La vitamine B12 exerce une double action bénéfique sur le cerveau. Elle est essentielle à la formation de la gaine de myéline, une couche protectrice qui isole les fibres nerveuses et accélère la transmission des signaux. Un manque de vitamine B12 peut affaiblir cette gaine, ralentissant ainsi la communication entre les neurones. De plus, la vitamine B12 contribue à décomposer l’homocystéine, un acide aminé dont des taux élevés sont associés à un risque accru de maladie d’Alzheimer et de lésions vasculaires cérébrales.

Certaines populations sont plus à risque de carence en vitamine B12, notamment les personnes âgées, celles atteintes de maladies affectant l’absorption intestinale, les personnes suivant certains traitements médicamenteux, ainsi que les végétaliens et les végétariens, car cette vitamine est principalement présente dans les produits d’origine animale. Un dosage précis, mesurant les niveaux de holotranscobalamine (vitamine B12 active et utilisable), peut aider à détecter une carence à un stade précoce.

Ces résultats mettent la pression sur les autorités sanitaires pour qu’elles envisagent d’ajuster les valeurs de référence de la vitamine B12 afin d’optimiser la protection du cerveau.


Une étude à long terme montre que la vitamine B12 protège le cerveau à mesure que nous vieillissons
Une étude à long terme montre que la vitamine B12 protège le cerveau des personnes âgées (Photo : DALL-E, IT BOLTWISE)

Pour toute question ou complément d’information, veuillez contacter la rédaction par email à de-info[at]it-boltwise.de. En raison de la possibilité, bien que rare, d’hallucinations de l’IA dans les contenus générés, nous vous invitons à nous signaler toute inexactitude ou désinformation en incluant le titre de l’article : “Une étude à long terme montre que la vitamine B12 protège le cerveau des personnes âgées”.

You may also like

Leave a Comment