Publié le 8 novembre 2024. La Zambie vient d’approuver la mise sur le marché du lénacapavir, un antirétroviral (ARV) injectable à longue durée d’action, une avancée majeure dans la prévention du VIH/SIDA dans le pays. Cette nouvelle option thérapeutique offre une protection prolongée contre l’infection et s’adresse notamment aux populations ayant des difficultés à suivre un traitement quotidien.
- La Zambie est le deuxième pays africain, après l’Afrique du Sud, à autoriser l’utilisation du lénacapavir.
- Ce médicament est administré une fois tous les six mois et assure une protection contre le VIH pendant cette même période.
- Le lénacapavir sera mis à disposition gratuitement pour tous les Zambiens éligibles.
L’approbation du lénacapavir marque une étape importante dans l’engagement du gouvernement zambien à éradiquer le VIH/SIDA en tant que problème de santé publique d’ici 2030. Cette stratégie s’appuie sur l’introduction de technologies de prévention innovantes et hautement efficaces, a souligné le ministre de la Santé, Elijah Muchima, vendredi dernier.
Selon les chiffres officiels, la Zambie enregistre encore environ 30 000 nouvelles infections par an, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes. L’arrivée du lénacapavir représente donc une réponse concrète à ce défi de santé publique.
« La disponibilité de ce médicament donne de l’espoir à ceux qui ont du mal à prendre des doses quotidiennes ou bimensuelles de prévention du VIH, aux femmes enceintes et allaitantes à risque d’infection, et aux hommes qui préfèrent accéder à la prévention en privé. »
Elijah Muchima, ministre de la Santé
Cette nouvelle autorisation s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par la Zambie en matière de prévention du VIH. En février 2024, le pays avait déjà introduit un autre ARV injectable à longue durée d’action, le cabotégravir. L’objectif est de diversifier les options de prévention et de faciliter l’accès aux traitements pour toutes les populations vulnérables.
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