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L’activité physique affecte le risque de mortalité lié à l’épilepsie

Publié le 11 novembre 2025 à 14h58. Une nouvelle étude révèle que le lien entre l'activité physique et le risque de mortalité diffère considérablement chez les personnes atteintes d'épilepsie, soulignant la nécessité d'une approche personnalisée des recommandations d'exercice.…

L’activité physique affecte le risque de mortalité lié à l’épilepsie

Publié le 11 novembre 2025 à 14h58. Une nouvelle étude révèle que le lien entre l’activité physique et le risque de mortalité diffère considérablement chez les personnes atteintes d’épilepsie, soulignant la nécessité d’une approche personnalisée des recommandations d’exercice.

  • Le taux de mortalité est plus élevé chez les personnes épileptiques (9,9 %) que chez celles qui ne le sont pas (4,1 %).
  • Un comportement sédentaire semble avoir un effet protecteur contre le risque de mortalité chez les personnes épileptiques.
  • L’activité physique légère et modérée à intense augmente le risque de mortalité chez les personnes épileptiques.

L’exercice physique est généralement considéré comme bénéfique pour la santé, tant physique que mentale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les nombreux avantages d’une activité physique régulière. Cependant, une étude de cohorte prospective publiée en novembre 2025 dans Communications Naturales par Lingjie Fan et ses collègues remet en question cette vision simpliste, en démontrant que la relation entre l’activité physique et le risque de décès varie en fonction de la présence d’épilepsie.

L’épilepsie est un trouble neurologique chronique qui touche un nombre croissant de personnes. Selon les estimations de GlobalData, on comptait un peu plus de 1,28 million de cas d’épilepsie diagnostiqués chez les adultes de 18 ans et plus au Royaume-Uni à la fin de l’année 2025. Ce chiffre devrait atteindre 1,32 million d’ici la fin de l’année 2030.

L’étude a porté sur 98 561 participants âgés de 40 à 69 ans issus de la biobanque britannique. Les participants ont été répartis en deux groupes : un groupe épileptique comprenant 1 167 personnes et un groupe témoin de 97 394 personnes. Entre 2013 et 2015, ils ont été invités à porter un accéléromètre au poignet pendant au moins 72 heures afin de mesurer objectivement leur niveau d’activité physique. Les chercheurs ont ensuite classé les participants en trois catégories : sédentaires, activité physique légère (APL) et activité physique modérée à intense (APMI).

Les résultats ont révélé un taux de mortalité significativement plus élevé dans le groupe épileptique (9,9 %) que dans le groupe témoin (4,1 %), soit un risque de décès 2,39 fois plus élevé pour les personnes atteintes d’épilepsie. De manière surprenante, un comportement sédentaire s’est avéré protecteur contre le risque de mortalité dans le groupe épileptique, réduisant ce risque de 15 % par rapport au groupe témoin. En revanche, l’activité physique légère et modérée à intense ont augmenté le risque de mortalité chez les personnes épileptiques de 55 % et 9 % respectivement.

Cette étude suggère l’existence d’une relation non linéaire entre l’activité physique et l’épilepsie. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce phénomène. Par exemple, un exercice intense pourrait, dans certains cas, déclencher des crises convulsives chez les personnes épileptiques. Les chercheurs soulignent toutefois que cette étude observationnelle présente des limites et que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ces interactions complexes.

Ces découvertes soulignent l’importance d’une approche prudente et individualisée en matière de recommandations d’exercice pour les personnes atteintes d’épilepsie. Les médecins et autres professionnels de la santé devraient tenir compte de ces résultats lors de la discussion des changements de mode de vie avec leurs patients.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.