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L’ajout de la densité mammaire à la prévision des risques pourrait permettre d’identifier davantage de futurs cas de cancer du sein

Publié le 16 mai 2024 10:22:00. L’intégration de la densité mammaire dans les modèles d’évaluation du risque de cancer du sein pourrait améliorer la précision de la stratification du risque, notamment chez les femmes d’origine européenne, selon une…

L’ajout de la densité mammaire à la prévision des risques pourrait permettre d’identifier davantage de futurs cas de cancer du sein

Publié le 16 mai 2024 10:22:00. L’intégration de la densité mammaire dans les modèles d’évaluation du risque de cancer du sein pourrait améliorer la précision de la stratification du risque, notamment chez les femmes d’origine européenne, selon une étude récente. Cette avancée pourrait permettre d’affiner les stratégies de dépistage et de prévention.

  • L’ajout de la densité mammaire aux modèles de risque existants améliore légèrement la stratification du risque de cancer du sein chez les femmes d’ascendance européenne.
  • L’étude a porté sur plus de 20 000 femmes participant à trois grandes cohortes de recherche aux États-Unis et en Suède.
  • Cette amélioration pourrait permettre d’identifier un plus grand nombre de femmes à haut risque et de mieux cibler les stratégies de prévention.

Une nouvelle étude publiée récemment suggère que la prise en compte de la densité mammaire, mesurée par mammographie, pourrait affiner l’évaluation du risque de cancer du sein. Les chercheurs ont constaté une légère amélioration de la précision des modèles de risque existants lorsqu’ils intégraient cette information, en particulier chez les femmes d’origine européenne.

Charlotte V. Mulder, du National Cancer Institute, et ses collègues soulignent la nécessité d’une évaluation rigoureuse de l’apport de la densité mammaire :

« Une évaluation robuste de la valeur ajoutée de la densité mammaire mammographique à un modèle avec des informations complètes sur les facteurs de risque basés sur des questionnaires et les scores de risque polygéniques les plus récents sont nécessaires pour déterminer son efficacité dans l’amélioration de la stratification des risques des modèles. »

Charlotte V. Mulder, National Cancer Institute

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de Mulder a intégré la densité mammaire, telle qu’évaluée par le système de reporting et de données d’imagerie mammaire (BI-RADS), à un modèle validé combinant des facteurs de risque identifiés par questionnaire et un score de risque polygénique basé sur l’analyse de 313 variantes génétiques. Le modèle ainsi modifié a ensuite été testé sur trois larges cohortes de femmes d’ascendance européenne : l’étude américaine sur la santé des infirmières (NHS I et II), l’étude Mayo Mammography Health Study (MMHS) et l’étude suédoise Karolinska Mammography Project for Risk Prediction of Breast Cancer (KARMA), qui comptait au total 1 468 patientes atteintes d’un cancer du sein et 19 104 participantes témoins.

Les résultats montrent qu’en combinant toutes les études, l’aire sous la courbe (AUC) – un indicateur de la performance du modèle – est passée de 65,6 % à 67,0 % chez les femmes de moins de 50 ans lorsque la densité mammaire était prise en compte. Chez les femmes de 50 ans et plus, l’AUC a progressé de 65,5 % à 66,1 %. Bien que ces améliorations soient modestes, elles pourraient avoir un impact significatif sur la gestion du risque.

L’étude a également examiné l’impact de l’intégration de la densité sur la reclassification des risques. Chez les femmes américaines blanches non hispaniques âgées de 50 à 70 ans, 18,4 % ont été identifiées comme présentant un risque sur 5 ans de 3 % ou plus. L’ajout de la densité a conduit à la reclassification de 7,9 % de ces femmes, avec 4,1 % passant au-dessus du seuil de risque de 3 % et 3,8 % en dessous. Cette reclassification a permis d’identifier 2,8 % de cas futurs supplémentaires.

Dans la population suédoise, le modèle intégrant la densité a identifié 10,3 % des femmes âgées de 50 à 70 ans présentant un risque sur 5 ans de 3 % ou plus. 5,3 % des femmes ont été reclassées, ce qui a permis d’identifier 4,4 % de cas futurs supplémentaires. En utilisant un seuil de risque plus élevé de 6 % ou plus, l’intégration de la densité a permis d’identifier 2,2 % de femmes américaines blanches non hispaniques et 2,5 % de femmes suédoises supplémentaires.

Les chercheurs concluent que cette amélioration de la stratification du risque pourrait permettre d’attribuer plus précisément les femmes aux catégories à haut et à faible risque, et ainsi de mieux cibler les stratégies de dépistage et de prévention :

« La capacité du modèle à stratifier davantage de femmes au-dessus et au-dessous des seuils de risque cliniquement pertinents conduirait à ce qu’un plus grand nombre de femmes soient légitimement attribuées aux catégories à risque élevé et faible et, par conséquent, puissent se qualifier pour des stratégies de réduction des risques. »

Les chercheurs

La mise en œuvre de telles stratégies représente un objectif clé dans la lutte contre le cancer du sein.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.