Home NouvellesL’ambassade a annoncé l’intention de la Grande-Bretagne d’abandonner l’uranium russe – RBC

L’ambassade a annoncé l’intention de la Grande-Bretagne d’abandonner l’uranium russe – RBC

by Nicolas Lefèvre

Le Royaume-Uni s’engage à réduire drastiquement sa dépendance à l’uranium russe, avec un objectif désormais fixé à 2028, grâce à un accord technologique avec les États-Unis. Cette décision intervient dans un contexte de sanctions internationales et de volonté de diversifier les sources d’approvisionnement en combustible nucléaire.

L’ambassade de Russie à Londres a confirmé que le gouvernement britannique avait initialement prévu d’abandonner l’uranium russe d’ici 2030. Cependant, un récent accord de coopération technologique avec les États-Unis a permis d’avancer ce calendrier à 2028, selon les informations rapportées par l’agence de presse Izvestia.

L’ambassade estime que cet objectif sera réalisable grâce aux livraisons américaines, les États-Unis ayant déjà démontré leur capacité à remplacer le combustible russe en Ukraine. Londres envisage également d’acquérir du combustible d’origine russe, mais actuellement détenu par la société française EDF. Le Canada, la France et le Japon pourraient également contribuer à cet effort de diversification.

Au-delà de la simple cessation des achats, le Royaume-Uni ambitionne de réduire l’influence de la Russie sur le marché mondial de l’uranium. Un projet de construction d’une usine Urenco, spécialisée dans la production d’uranium hautement enrichi, est en cours dans le comté de Cheshire, au nord-est de l’Angleterre. Cette usine, dont le coût est estimé à 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros), devrait être opérationnelle d’ici 2031 et avoir une capacité de production de 10 tonnes par an.

Ces développements interviennent alors que les États-Unis ont exprimé des réserves quant à la possibilité d’un abandon total de l’uranium russe à court terme. Le président Vladimir Poutine a récemment souligné que les États-Unis continuent d’importer de l’uranium russe, Moscou étant le deuxième fournisseur en volume, avec des revenus d’environ 800 millions de dollars au premier semestre 2025. L’année précédente, la Russie avait généré un chiffre d’affaires similaire, fournissant 20 % des importations américaines.

Bien que des appels aient été lancés aux États-Unis pour qu’ils mettent fin à leurs achats d’uranium russe, une interdiction a été instaurée l’année dernière concernant l’uranium « non irradié et faiblement enrichi ». Cependant, l’approvisionnement en combustible enrichi se poursuit, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, ayant souligné que les États-Unis ne disposent pas actuellement de capacités de production suffisantes pour y renoncer.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.