Publié le 29 octobre 2024 17h35. L’ancien directeur général de la Permanent TSB (PTSB), David Guinane, conteste une décision de la Banque centrale irlandaise l’estimant responsable de manquements réglementaires dans le traitement des prêts hypothécaires à taux variable entre 2009 et 2010. Cette contestation marque une nouvelle étape dans la longue saga des hypothèques “tracker” qui a secoué le secteur bancaire irlandais.
- David Guinane a fait appel de la décision de la Banque centrale.
- Il est le premier ancien dirigeant à être visé par une enquête pour son rôle dans cette affaire.
- M. Guinane affirme n’avoir commis aucune faute intentionnelle.
L’enquête, menée par Peter Hinchcliffe, a conclu que M. Guinane avait participé à une violation de l’obligation réglementaire de la PTSB en ne privilégiant pas l’intérêt de ses clients lors du traitement des demandes de retour à un prêt à taux variable, entre janvier 2009 et avril 2010. Les contrats de prêt en question contenaient des clauses permettant ce retour aux taux variables.
Dans un communiqué diffusé ce jour, M. Guinane a annoncé avoir déposé un recours complet, dont l’examen est prévu en janvier et février prochain. Il se défend vigoureusement contre les accusations portées à son encontre.
« Les conclusions de l’enquête confirment effectivement que je n’ai rien fait de mal, consciemment. »
David Guinane, ancien directeur général de la Permanent TSB
M. Guinane critique également le fait d’être tenu responsable des agissements de la PTSB, que l’enquête a jugée de mauvaise foi. Il estime être victime d’un acharnement de la Banque centrale.
« Il est révélateur que je doive porter la responsabilité du PTSB, qui a été jugé par le membre de l’enquête comme ayant agi de mauvaise foi. Je crois que j’ai été le bouc émissaire de la Banque centrale pour ces événements survenus il y a seize ans. »
David Guinane, ancien directeur général de la Permanent TSB
David Guinane a passé plus de 25 ans au sein de la PTSB, dont il a été le directeur général entre 2007 et 2012. Cette affaire intervient alors que le secteur bancaire irlandais tente de tourner la page des scandales liés aux prêts hypothécaires et de restaurer la confiance des consommateurs.
