Le vaccin contre le HPV reste efficace même après le début de l’activité sexuelle
Des preuves scientifiques confirment que le vaccin contre le virus du papillomavirus humain (HPV) offre une protection, même chez les personnes ayant déjà commencé leur vie sexuelle, bien que son efficacité soit plus importante lorsqu’il est administré avant l’exposition au virus.
Des chercheurs du Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York ont souligné que la vaccination des adultes peut continuer à apporter des bénéfices en réduisant le risque de nouvelles infections au HPV et, par conséquent, en diminuant la probabilité de développer des cancers associés au virus. « Il n’est jamais trop tard pour obtenir une protection supplémentaire contre le HPV, bien que l’efficacité soit plus grande à un âge précoce », a déclaré le Dr Peter Bach, spécialiste de cette institution.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) maintient l’objectif principal de vacciner les filles de 9 à 14 ans avant le début de leur vie sexuelle, mais recommande également l’immunisation des femmes plus âgées et des hommes chaque fois que cela est possible et abordable. Les programmes prévoient une ou deux doses pour les filles et les adolescents jusqu’à 20 ans, et deux doses à six mois d’intervalle pour les personnes de 21 ans et plus. Ces recommandations confirment que le vaccin conserve son effet protecteur même chez ceux qui ont déjà commencé leur vie sexuelle.
Ce contexte scientifique prend une importance accrue suite à la récente réunion de haut niveau sur la santé et l’économie dans le cadre de l’APEC 2025, où les 21 économies membres ont réaffirmé leur engagement à éliminer le cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique. La vaccination contre le HPV a été soulignée comme l’un des outils les plus efficaces pour atteindre cet objectif.
En accord avec les stratégies mondiales et régionales, les ministres participants ont insisté sur l’urgence d’investir dans des programmes d’immunisation, de renforcer le dépistage précoce et de garantir un accès équitable aux traitements. Cela consolide une stratégie régionale visant à accélérer l’éradication d’une maladie évitable qui continue d’affecter des millions de femmes.
La combinaison du soutien scientifique et de l’engagement politique représente une étape décisive pour garantir que chaque dose administrée contribue à la protection de la santé des générations futures et à la construction d’un avenir sans cancer du col de l’utérus.
2025-09-23 02:29:00
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