L’Arabie saoudite prévoit de lever l’équivalent de 57,87 milliards de dollars (217 milliards de riyals saoudiens) en 2026 pour financer son budget et rembourser sa dette, selon un plan approuvé par le ministre des Finances. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les sources de financement du royaume.
Le plan d’emprunt annuel a été validé par le conseil d’administration du Centre national de gestion de la dette (NDMC), sous la présidence de Mohammed Aljadaan, ministre des Finances. Il vise à couvrir un déficit budgétaire estimé à 44 milliards de dollars (165 milliards de riyals saoudiens) pour l’exercice 2026, ainsi que les 13,87 milliards de dollars (52 milliards de riyals saoudiens) de remboursements de principal arrivant à échéance au cours de l’année.
Le document détaille les évolutions prévues de la dette publique en 2025, les initiatives concernant les marchés locaux de la dette, et le calendrier d’émission de sukuk – des obligations conformes à la charia – en riyals saoudiens pour 2026. L’objectif est de maintenir la viabilité de la dette du royaume tout en diversifiant ses sources de financement, en combinant les marchés nationaux et internationaux, et en utilisant différents instruments financiers.
« Nous visons à émettre des obligations, des sukuk et à contracter des prêts à un coût équitable », a indiqué le ministère des Finances. Par ailleurs, le royaume entend développer des financements gouvernementaux alternatifs, notamment par le biais du financement de projets d’infrastructure et en recourant aux agences de crédit à l’exportation à moyen terme.
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