Home Technologie et scienceL’armée américaine attaque trois navires dans le Pacifique ; 8 morts – Times Union

L’armée américaine attaque trois navires dans le Pacifique ; 8 morts – Times Union

by Thomas Caron

Paris, le 15 décembre 2025 – Une équipe de chercheurs français a annoncé aujourd’hui la découverte d’une nouvelle espèce de bactérie capable de dégrader certains types de plastiques, ouvrant potentiellement la voie à des solutions innovantes pour lutter contre la pollution plastique.

L’étude, menée par des scientifiques de l’Institut Pasteur et de l’Université de Lyon, porte sur une bactérie isolée dans un échantillon de sol prélevé près d’une décharge en Île-de-France. Les résultats, publiés dans la revue scientifique Environmental Microbiology, démontrent que cette bactérie, baptisée Ideonella sakaiensis 201-F6, est capable de décomposer le polyéthylène téréphtalate (PET), un plastique couramment utilisé dans la fabrication de bouteilles d’eau et d’emballages alimentaires.

« Nous avons observé que cette bactérie utilise deux enzymes spécifiques pour briser les liaisons chimiques du PET, le transformant en des composés plus simples et biodégradables », explique le Dr. Sophie Moreau, chercheuse à l’Institut Pasteur et co-auteure de l’étude. « Ce processus est relativement lent à ce stade, mais il représente une avancée significative dans la recherche de solutions biologiques pour le recyclage des plastiques. »

Les chercheurs ont constaté que la bactérie se nourrit du PET, l’utilisant comme source de carbone et d’énergie. Ils ont également identifié les gènes responsables de la production des enzymes impliquées dans la dégradation du plastique. L’équipe travaille maintenant à optimiser le processus de dégradation, en cherchant à améliorer l’efficacité des enzymes et à adapter la bactérie à d’autres types de plastiques.

La pollution plastique est un problème environnemental majeur à l’échelle mondiale. Selon les estimations, plus de 300 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année, dont une grande partie finit dans les océans et les décharges. La découverte de cette bactérie pourrait offrir une alternative prometteuse aux méthodes de recyclage traditionnelles, souvent coûteuses et énergivores.

« Il est important de souligner que cette découverte n’est qu’une première étape », précise le professeur Jean-Luc Dubois, de l’Université de Lyon. « Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer le potentiel à grande échelle de cette bactérie et pour développer des applications pratiques pour le recyclage des plastiques. »

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