L’armée américaine prévoit d’évaluer au Maroc, au printemps 2027, jusqu’à 15 systèmes anti-drones, avec l’objectif de les déployer auprès de ses soldats en moins de six mois. Les tests, organisés à Tan-Tan, s’inscrivent dans un programme accéléré de modernisation des défenses aériennes.
Les essais, programmés entre février et mars 2027, seront suivis d’une évaluation opérationnelle lors de l’exercice African Lion, prévu en avril et mai. Cette initiative, pilotée par la Southern European Task Force Africa (SETAF-AF) et la Global Tactical Edge Acquisition Directorate (G-TEAD), vise à identifier des technologies capables de protéger les postes de commandement et les infrastructures contre les drones de petite taille.
Un site stratégique pour les essais
Tan-Tan, dans le sud du Maroc, a été choisi pour ses conditions climatiques, sa topographie variée et un espace aérien peu encombré, qui permettent de simuler des environnements proches de ceux rencontrés en Afrique subsaharienne. On July 13, 2026, the Royal Moroccan Armed Forces and the U.S. Africa Command (Africom) signed an agreement to establish a multi-domain training and experimentation center (AMTEC) in Tan-Tan, scheduled for completion by 2030.
Le site a déjà accueilli des tests, notamment un tir réel en août 2026 avec le missile de croisière Anthem de Covenant Industries. L’US Army a ensuite intégré Tan-Tan à son réseau de terrains d’essai, aux côtés de quatre sites américains. The 2027 tests aim to extend this experience, featuring a dedicated selection process for anti-drone systems.

Une coopération renforcée entre le Maroc et les États-Unis
Le Maroc a rejoint un programme de l’US Army visant à accélérer l’achat de drones et d’équipements anti-drones. Ce dispositif, baptisé « FMS Fast Lane », permet aux armées partenaires de commander des équipements standardisés en quelques jours plutôt qu’en plusieurs mois. Le 13 octobre 2026, le Maroc a signé un accord avec les États-Unis pour participer à ce mécanisme, qui vise à renforcer l’interopérabilité des forces militaires.
Cette alliance s’aligne sur un environnement commun d’essai doctrinal, où les Forces armées royales marocaines acquièrent des compétences tout en accueillant des technologies en phases de qualification. L’exercice African Lion, qui a réuni plus de 7 000 militaires provenant de 18 pays en 2024, offre un cadre institutionnel idéal pour transformer un site d’essai en vitrine opérationnelle.

Les cinq catégories de tests
Le programme prévoit l’évaluation de cinq catégories de capacités : un kit de protection complet, la détection des drones, l’interception ou la destruction physique, les contre-mesures non physiques, et la protection passive. Les systèmes retenus devront démontrer leur efficacité dans des conditions réelles, avec des délais stricts pour une éventuelle acquisition.
La méthode comporte trois grandes étapes : la réception des candidatures, les démonstrations menées par les soldats, puis les évaluations complémentaires. The six-month deadline serves as a target for this accelerated process; contract signing and material delivery depend on the test outcomes.
Un enjeu régional et global
Le choix de Tan-Tan reflète une stratégie américaine pour renforcer sa présence en Afrique et répondre à la montée des menaces drones, un sujet critique depuis les conflits en Ukraine et au Haut-Karabagh. Le Maroc, déjà partenaire clé dans la lutte anti-drones, devient un centre de référence pour l’entraînement multinational et l’évaluation de technologies militaires avancées.
Les essais de 2027 s’inscrivent dans un cadre plus large de coopération sécuritaire, avec des pays comme l’Égypte et le Sénégal. Cependant, aucun des sources ne mentionne que le Maroc ait déjà acheté les systèmes testés, mais plutôt qu’il s’agit d’évaluations menées par l’armée américaine sur son territoire.