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L’armée française arrête des pétroliers suspects

by Clara Dubois

Publié le 1er octobre 2025 à 21h59. Les autorités françaises ont intercepté un pétrolier suspect, potentiellement lié à une flotte maritime russe opérant dans l’ombre, et dont la présence coïncide avec des incidents aériens non élucidés au Danemark.

  • Un pétrolier, ayant changé de nom à plusieurs reprises et figurant sur une liste de sanctions européennes, a été appréhendé par la marine française.
  • L’équipage du navire a refusé de coopérer avec les autorités et n’a pas justifié la nationalité du bâtiment.
  • Des soupçons pèsent sur ce navire, qui pourrait avoir servi de plateforme de lancement pour des drones ayant perturbé le trafic aérien danois.

L’interception de ce pétrolier intervient alors qu’Emmanuel Macron participait à un sommet de l’Union européenne à Copenhague. Le président français a évoqué une « très grave faute » de la part de l’équipe à bord, justifiant l’ouverture d’une enquête judiciaire. Il n’a toutefois pas fourni de détails supplémentaires sur la nature de cette faute.

Selon le procureur de Brest, l’équipage du navire a manifesté un refus de coopération et n’a pas été en mesure de fournir de justifications concernant la nationalité du pétrolier. Les autorités françaises de la navigation maritime n’ont pour l’heure pas répondu aux demandes d’informations.

Pétrolier sous le coup de sanctions russes

Le navire, connu sous les noms de “Pushpa” et “Boracay”, a régulièrement changé d’immatriculation. Il naviguait sous pavillon béninois et figure sur la liste des entités soumises aux sanctions de l’Union européenne en raison de la guerre en Ukraine.

Une analyse des données du site Vessefinder, réalisée par l’Agence France-Presse (AFP), a révélé que le pétrolier se trouvait à proximité des côtes danoises entre le 22 et le 25 septembre, période durant laquelle les incidents impliquant des drones se sont produits.

Dans la nuit du 23 septembre, les données indiquent que le navire était positionné près de l’île danoise de Lolland, avant de se diriger vers le Grand Belt, un détroit maritime important reliant la mer Baltique à l’océan Atlantique.

Plateforme de départ potentielle ?

Le magazine spécialisé “The Maritime Executive” suggère que le pétrolier pourrait avoir été utilisé comme une « plateforme de départ » pour les drones qui ont perturbé le trafic aérien danois le 22 septembre.

La semaine précédente, des drones avaient été observés à plusieurs reprises à proximité d’aéroports danois, suscitant des inquiétudes quant à un possible lien avec la Russie.

Connexion avec la flotte d’ombre russe ?

Emmanuel Macron a établi un lien entre le pétrolier intercepté et la flotte dite « d’ombre » russe – un ensemble de pétroliers vieillissants opérant sous des structures de propriété opaques afin de contourner les sanctions imposées suite à l’invasion de l’Ukraine. Le président français a estimé que malgré les sanctions occidentales, entre 600 et 1 000 navires transportent encore du pétrole et du gaz russes.

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