Home MondeL’arrivée d’un destroyer américain dans un pays voisin des Caraïbes déclenche l’alarme au Venezuela

L’arrivée d’un destroyer américain dans un pays voisin des Caraïbes déclenche l’alarme au Venezuela

by Clara Dubois

Publié le 27 octobre 2025 14:56:00. L’arrivée d’un navire de guerre américain à Trinité-et-Tobago, en pleine escalade des tensions avec le Venezuela, a déclenché une vive polémique à Caracas qui dénonce une « provocation militaire » et une menace pour la stabilité régionale.

  • Un destroyer américain, l’USS Gravely, effectue des exercices militaires conjoints avec Trinité-et-Tobago.
  • Le Venezuela accuse les États-Unis de préparer une « attaque sous fausse bannière » et annonce l’étude d’une suspension des accords énergétiques avec Trinité-et-Tobago.
  • Washington déploie également le porte-avions Gerald R. Ford dans les Caraïbes, dans le cadre d’une lutte contre le trafic de drogue.

L’envoi d’un navire de guerre américain à Trinité-et-Tobago a immédiatement suscité la réaction du gouvernement vénézuélien, qui y voit une escalade délibérée de la pression exercée par Washington. Le destroyer USS Gravely, équipé de missiles guidés, a accosté dans la capitale de l’archipel pour participer à des manœuvres conjointes avec les forces locales. Caracas dénonce une « provocation militaire » et une « menace sérieuse pour la paix régionale ».

Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement vénézuélien affirme que ces exercices militaires s’inscrivent dans le cadre d’une « opération secrète de la CIA » visant à orchestrer une « attaque sous fausse bannière » contre son territoire ou dans ses eaux territoriales. Selon le vice-président Delcy Rodriguez, qui a diffusé ces informations sur Instagram, une « attaque est en cours qui cherche à provoquer une confrontation militaire totale contre notre pays ». Elle a également affirmé que « un groupe de mercenaires » liés aux services de renseignement américains aurait été capturé dans l’est du Venezuela.

La tension monte d’un cran avec l’annonce par le vice-président, également ministre des Hydrocarbures, de l’étude d’une suspension des accords énergétiques avec Trinité-et-Tobago, y compris les projets gaziers. Cette décision intervient en représailles à la coopération militaire entre Trinité-et-Tobago et les États-Unis.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a, pour sa part, dénoncé une stratégie américaine visant à « inventer une nouvelle guerre éternelle ».

« Ils entendent justifier une agression par des mensonges sur le trafic de drogue et des opérations secrètes. Le Venezuela ne cherche pas la guerre, mais il saura se défendre. »

Nicolás Maduro, président du Venezuela

Ces accusations interviennent après la confirmation, le 15 octobre, par le président américain Donald Trump, qu’il avait autorisé des opérations secrètes de la CIA au Venezuela.

« Maduro dirige un régime criminel et son temps est compté. »

Donald Trump, président des États-Unis

L’arrivée du navire américain coïncide avec une intensification de la pression exercée par l’administration Trump sur le gouvernement de Maduro, accusé de diriger des réseaux de trafic de drogue et de corruption. Washington avait déjà déployé des navires de guerre dans les Caraïbes depuis le mois d’août et lancé, début septembre, une campagne de frappes aériennes contre des navires soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue. Le déploiement du porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand au monde, vient renforcer cette présence militaire.

Le gouvernement de Trinité-et-Tobago a tenté d’apaiser les tensions en soulignant que la visite de l’USS Gravely vise à renforcer la lutte contre la criminalité transnationale et à améliorer la coopération en matière de sécurité. Dans un communiqué officiel, il a également affirmé qu’il « valorise la relation avec le peuple du Venezuela », compte tenu de son histoire commune. Cependant, des sources militaires citées par l’agence AP indiquent que les exercices sont « récemment programmés » et que le navire restera à quai jusqu’à jeudi.

La Première ministre Kamla Persad-Bissessar a défendu ouvertement la présence militaire américaine, estimant que

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.